A Mâcon, les serres municipales, une production locale


La majorité des fleurs plantées à Mâcon sont produites en interne. La Ville a en effet son propre dispositif avec des serres municipales de 4 000 m2 et 2,5 ha de pépinières. Ce qui facilite le travail des services et des agents des espaces verts. Tous peuvent en effet imaginer et préparer en amont les massifs (couleurs, motifs, volume, hauteur…) en fonction de ce qu’ils ont, sans avoir besoin d’acheter à l’extérieur et d’attendre d’être approvisionnés. « On travaille également en interne sur les arbres (lire par ailleurs) et la pépinière nous permet d’acclimater des essences, de prendre des plants assez jeunes et de les adapter avant de les planter en ville quand on le souhaitera », explique Sylvie Sagne, directrice du Pôle Cadre de vie.


A la recherche d’une nouvelle palette d’arbres

10 000 arbres ! C’est ce que compte actuellement la ville de Mâcon. Il s’agit majoritairement d’essences anciennes (platanes, tilleuls, érables, Prunus plus communément appelés les cerisiers à fleurs). Ce patrimoine, les services continuent de l’inventorier et de le diagnostiquer. D’autant que depuis plusieurs années, la sécheresse a affaibli de nombreux arbres vieillissants qui risquent de tomber. Les maladies aussi. « On doit donc travailler à leur renouvellement chaque fois qu’on en abat un, souligne Sylvie Sagne. On se pose alors la question de savoir comment replanter, quelles essences utiliser ? » En effet, l’enjeu principal consiste aujourd’hui à déterminer une nouvelle palette végétale d’arbres adaptée au climat mâconnais. Il faut prendre en compte les grands changements de température, les gros écarts d’humidité d’une semaine à l’autre et trouver des végétaux résistants au chaud, au sec, au froid et aux pluies fortes… Avec les hivers assez rigoureux, il est impossible de se diriger vers des végétaux méditerranéens. « On sait que des bouleaux, des hêtres par exemple ne vont plus tenir dans les années qui viennent, il faut s’orienter vers d’autres essences plus exotiques qui s’adaptent à des aléas de passage du très chaud au très froid. »

Trente-trois nouveaux arbres dont des chênes de Grèce, des frênes à fleur, des Meurisiers à fleurs ou des pommiers pyramidal ont ainsi déjà été plantés rue du Vallon il y a quelques années où une trentaine de cerisiers, de boulots et de conifères étaient à remplacer. Le travail va continuer dans ce sens grâce aux essais faits à la pépinière notamment.


Des moutons en centre-ville

En 2013, l’arboretum de Flacé avait été le premier à accueillir une vingtaine de brebis. Depuis deux ans, c’est au Nord de la ville, au parcours Papa, que deux nouveaux enclos de moutons ont été installés. Cette initiative de la Ville participe au développement de l’éco pâturage. Les avantages sont multiples : le piétinement et la fertilisation que ces animaux occasionnent sont bons pour les sols parce qu’ils les enrichissent sans les abîmer. Leur tonte est soignée comme ils privilégient les herbes hautes, ce qui permet le développement de la flore. L’éco pâturage permet donc d’avoir une biodiversité florissante, favorise le bien-être de l’animal et n’utilise aucun engin mécanique ou produit phytosanitaire qui polluent l’environnement.

D’autres animaux pourraient rejoindre les équipes municipales. Il s’agit cette fois d’un petit groupe d’oies qui viendrait tondre de manière naturelle les pépinières municipales.


Les projets

Le principal chantier fleurissement déjà engagé concerne le rond-point de la 1re armée à l’entrée Sud de Mâcon. Ses abords ont été complètement refaits : de la conception par le bureau d’études du Pôle Cadre de vie à sa réalisation en régie par les agents municipaux. « Le projet était de remplacer des espaces vieillissants et de remettre de la plante vivace, pour permettre un ensemble cohérent et réorganiser la végétalisation de l’ensemble. » La galette centrale du rond-point sera également reprise à l’automne.

Autre chantier important à venir : l’axe central de la RD906 principalement engazonné. « L’idée est de faire dès cette année une prairie fleurie sur l’ensemble de cet axe visible dès mai-juin, avec des bulbes de printemps puis estivaux pour à terme avoir une floraison dès janvier-février jusqu’à l’automne si la saison le permet. Ça manquait de fleurs jusqu’à maintenant. Notre volonté est d’apporter une vraie animation sur cet axe avec une prairie qui va prendre sa place, nous tondrons sur les bords et préserverons le fleurissement au milieu. L’idée étant de travailler sur le disque chromatique avec des mélanges sur les différentes sections et un dégradé en avançant sur l’axe. » Les massifs traditionnels sur le rond-point vont également être retravaillés.


Des jardins à cultiver pour les Mâconnais

À Marbé, aux Saugeraies, à La Chanaye, aux Gautriats, les habitants bénéficient de parcelles potagères. Les parcelles sont cultivées dans le respect des pratiques environnementales et elles amènent les habitants de différents immeubles à se côtoyer et à partager de bons moments et de bons produits. Légumes et fruits se succèdent au rythme des saisons au pied des immeubles ou à proximité des écoles.



La gestion différenciée c’est…

Une tonte des pelouses planifiée : trois classes de gestion des pelouses cohabitent sur le territoire de la commune :

  • Classe 1 : tonte toutes les deux semaines avec une hauteur de 60 mm ;

  • Classe 2 : tonte toutes les quatre semaines avec une hauteur de 90 mm ;

  • Classe 3 : tonte toutes les six semaines avec une hauteur de 120 mm.

Un fauchage raisonné des bords de route qui permet de préserver la nature encore présente sur les talus et accotements et facilite également la floraison et la fructification des plantes : au bord de la chaussée, pour des questions de sécurité : trois passages par an en mai, juillet et octobre. Sur les talus : deux passages par an en mai et octobre.

Une taille des haies et des buissons encadrée : L’Arrêté du 24 avril 2015 relatif aux règles de bonnes conditions agricoles et environnementales recommande à la collectivité de ne pas tailler les haies et buissons du 1er avril au 31 juillet pour favoriser la nidification des oiseaux. Sauf nécessité, la taille s’effectue donc après cette période, à la fin de l’été.


Quelques chiffres :

· 580 ha de nature dont près de 20 ha en hyper-centre

· 2 Fleurs d’or

· 1 000 jardinières et bacs hors sol

· Les serres municipales : Un espace 4 000 m2, 200 variétés de fleurs, 80 000 plantes pour le printemps, 100 000 plantes pour l’été

· 92 agents dans le pôle Cadre de Vie : 23 agents pour le nettoiement, 54 agents pour les espaces verts, 15 agents pour le fleurissement et la production végétale