Antoine Maillet, l’étoile montante de Prissé


À 18 ans, Antoine Maillet évolue en Nationale 2 avec l’équipe première de l’ES Prissé Mâcon. Si le jeune basketteur, au club depuis dix ans, a rapidement grimpé les échelons, il n’en garde pas moins les pieds sur terre et continue d’apprendre tous les jours… sur les parquets et les bancs de l’université.


Des pelouses aux parquets, des crampons aux baskets, des buts aux paniers… Il n’y a parfois qu’un pas. Et Antoine Maillet l’a franchi très tôt… « En fait c’est surtout ma mère qui a voulu que je fasse du basket, explique le jeune homme, entre deux cours à l’IUT de Bourg où il étudie cette année. J’ai commencé par le foot, mais elle n’aimait pas l’ambiance. Elle s’est renseignée sur les clubs qui existaient dans le coin et elle m’a inscrit à Prissé. »


Les premiers entraînements sont durs, se souvient-il aujourd’hui : « J’étais vraiment à fond dans le foot, heureusement quand je suis arrivé à Prissé, il y avait tous mes copains. Ils m’ont tiré sur le terrain et ça m’a tout de suite plu. Sans trop réfléchir je me suis mis au basket. » Et son histoire avec l’ESPM dure depuis dix ans.


Là-bas, il découvre un club familial, avec des valeurs. « Dans toutes les équipes, il y a une super ambiance d’après ce que je vois, ce que j’entends et ce que j’ai vécu jusqu’à maintenant. Il y a toujours cette volonté d’avancer avec cette ambiance, il n’y a aucune individualité, c’est vraiment le collectif qui prime. » De baby basket aux seniors, il a évolué dans toutes les catégories du club avec une certaine aisance.


Les études avant tout

Finalement, il a peut-être bien fait de laisser les crampons aux vestiaires. C’est aussi ce que pensent ces premiers coachs Clément et Alexis Sangouard et Claude Abdallah. « Ils m’ont toujours fait passer dans les catégories au dessus. En benjamins, je m’entrainais avec les minimes, et lors de ma deuxième année en cadets, le coach a vu que je me débrouillais bien. Il m’a proposé de m’entrainer avec l’équipe une. Il y a deux ans, Denis Lacroix m’a accepté dans son groupe et m’a fait confiance en me donnant du temps de jeu en Nationale 2. Chacun à leur façon, ils m’ont aidé dans cette belle aventure. »

Pas de quoi pour autant le déstabiliser, ni lui faire perdre de vue ses objectifs. « Je me suis toujours dit les études avant tout, je n’ai jamais pensé faire du basket de haut niveau. Aujourd’hui, j’ai trouvé le bon compromis entre mes études et le basket. Je suis très bien en N2, je veux déjà avoir un rôle important en N2 avec mon équipe. »

En deuxième année d’IUT Génie thermique et Énergie à Bourg, il aimerait par la suite intégrer une école d’ingénieur en alternance et continuer le basket. « Mais je sais que ça va être la partie la plus tendue de mon parcours car il va falloir trouver une entreprise qui accepte les entraînements, une école aussi et le lieu idéal pour que je puisse continuer à m’entraîner à Prissé ou… ailleurs, mais l’idéal ça serait de rester à Prissé, parce que je me sens bien ici. »


Ah, le chaudron !

« Quand tu es joueur et que tu entends ce chaudron (NDLR : la salle des sports de Prissé) derrière toi, le public qui crie quand tu marques, c’est stimulant, tu as tout de suite envie de bien faire. » Antoine se souvient d’ailleurs d’un match de Coupe de France en deuxième année de cadets, son meilleur souvenir sur les parquets : « On joue l’ASVEL, une grosse équipe, et on perd de deux points. Un match de « ouf » avec les copains dans une ambiance ! La salle était quasi remplie pour un match de cadets. »


Ses objectifs cette saison : jouer et continuer sa progression après une dernière saison avortée par le confinement et une blessure au genou. « J’ai été écarté trois mois des terrains juste avant le confinement à cause d’une grosse blessure au genou. Un moment très difficile car c’était la première fois que j’étais éloigné des parquets comme ça depuis que je fais du basket. » La saison a très bien démarré pour les Prisséens avec quatre victoires en cinq matchs pour un groupe qui vit bien. Il y a de l’énergie, des sourires, on se connaît et je me sens très bien dans cette équipe. Je manque encore d’expérience et je dois améliorer ma lecture du jeu, mais j’essaie toujours de me mettre à la hauteur de ceux avec qui je joue. »


En dehors des terrains, l’espoir du club aimerait aider les jeunes comme il l’a été ces dix dernières années : « Je ne suis pas le plus expérimenté pour donner des conseils, mais si je vois un jeune en galère, je vais l’aider. Pas en lui facilitant la tâche, mais en le motivant. Cette méthode a fonctionné avec moi. Il ne faut jamais laisser tomber. »