Au cœur du Centre hospitalier de Mâcon


Grâce à sa situation géographique privilégiée et à son expertise médicale, le Centre hospitalier de Mâcon, qui a ouvert en 1975, est devenu au fil des années un établissement public de santé de référence dans le département et le sud de la région Bourgogne. Au delà des investissements réalisés pour faire évoluer ses services et ses équipements, il peut surtout se prévaloir d’un spectre très large et complet de spécialités de médecine, de chirurgie et de psychiatrie qui permettent de répondre aux attentes des 210 000 patients potentiels sur le territoire…


Vagues d’épidémie, obligation vaccinale, surtension hospitalière, unités fermées… Ces derniers mois, le Centre hospitalier de Mâcon a été au centre des discussions et des chiffres de la crise sanitaire, mettant longtemps entre parenthèses ou au ralenti ses activités courantes de soin. Mais si l’établissement a pleinement joué son rôle d’acteur majeur de la santé dur le territoire, il ne faut pas pour autant oublier qu’il est aussi un hôpital majeur dans la région permettant l’accès à quasiment toutes les spécialités médicales existantes (cardiologie, pneumologie, gastroentérologie, rhumatologie, médecine polyvalente…) avec des services de référence. Et qu’il ne manque pas de projets pour anticiper les besoins futurs et devenir l’hôpital de demain.


« On essaie chaque année, en fonction de nos ressources budgétaires, d’avoir une politique d’investissement soutenable, confirme le directeur général, Jean-Claude Teoli, arrivé à Mâcon à l’été 2020. Une de nos difficultés, c’est de ne pas pouvoir répondre en terme budgétaire à toutes les demandes. » Mais cela n’empêche pas le CH d’investir dans les nouvelles technologies. Cette année, il a ainsi obtenu l’autorisation de l’Agence Régionale de Santé de renouveler son seul scanner (qui avait plus de dix ans), mais aussi d’en installer un deuxième courant 2022. L’objectif : réduire les délais de rendez-vous et améliorer la qualité de l’image.


Pour les accueillir, les locaux actuels du service d’imagerie ont fait l’objet d’une restructuration complète. Fin 2019, le hall d’entrée de l’hôpital avait lui aussi fait l’objet d’une grande rénovation, dans la continuité du chantier d’isolation, d’étanchéité et de rénovation des façades. Le pôle ambulatoire est également concerné par cette première opération. Le plateau de la permanence des soins va ainsi regrouper à l’aube de 2025 les urgences adultes et pédiatriques, les soins critiques, la réanimation, les soins continus et tout ce qui concerne le Smur. Une réflexion s’est engagée sur une deuxième phase de travaux.


Des travaux de rénovation des unités sont également réalisés chaque année avec la remise en état, les peintures, un rafraichissement essentiel pour un bâtiment qui a aujourd’hui plus de 45 ans. « Il y a encore beaucoup de travail à l’intérieur, mais c’est essentiel pour rendre attractif l’hôpital. La structure fait aussi que ce n’est pas simple de retrouver le confort des nouveaux hôpitaux dans ces murs. On doit cependant arriver à améliorer les conditions d’hébergement à capacité constante parce qu’on ne peut pas supprimer de lits.


Outre ces investissements mobiliers et technologiques et ses nombreuses spécialités, l’attractivité de l’hôpital passe aussi et surtout par son projet médical. Notamment en ce qui concerne l’arrivée de nouveaux médecins. « Ce qui fait une de nos forces aujourd’hui c’est notre capacité à recruter grâce à notre positionnement géographique, même si la proximité de Lyon et d’autres grandes villes nous concurrencent. Nous sommes en recherche constante de médecins, mais des jeunes se sont engagés ces dernières semaines. Ce qui fait la différence, c’est le projet médical que nous proposons, les projets de services. Quelle carrière proposons-nous demain ? Nous devons proposer un vrai projet professionnel en terme de carrière. Par exemple, quelqu’un qui a envie d’être pneumologue va trouver à Mâcon des prises en charge de très haut niveau, même chose en cardiologie. On souhaite aussi des interactions entre les spécialités, un médecin spécialiste qui travaille seul aujourd’hui, cela n’existe plus. »


Le directeur général a aujourd’hui beaucoup de demandes et de projets sur son bureau. Des dossiers que les différents épisodes de crise ont mis entre parenthèse. « Il nous incombe aujourd’hui de voir si les projets sont encore des priorités après cette période. Par exemple en terme de réanimation, il est certains que les projets d’hier ne sont plus ceux de demain. Il faut aussi répondre à ce que sera l’hôpital de demain. La gestion de la crise en permanence ou autre chose ? À nous de redonner confiance dans l’hôpital aux médecins en donnant une vision de ce que l’on veut pour demain, c’est ce qui nous rend et continuera de nous rendre attractif. »


Le CH Mâcon, établissement support du GHT

Le Centre hospitalier de Mâcon fait partie du GHT Bourgogne méridionale, Groupement hospitalier territorial qui fédère les établissements d’un territoire sous une identité commune. Neuf centres hospitaliers sont concernés : Mâcon, établissement support du GHT et pilote, Bourbon-Lancy, Tournus, Paray-le-Monial, Marcigny, La Clayette, Charolles, Cluny et Tramayes. Cette structure concerne donc un territoire de 5 500 km2 composés de plusieurs bassins de population éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres chacun (110 entre Mâcon et Bourbon-Lancy, 60 entre Mâcon et Tournus, 70 et une heure de route entre Paray et Mâcon, les deux plus importants).


« L’idée du GHT est de pouvoir coopérer et porter des projets en commun, souligne Jean-Claude Teoli. L’idée avec cette collaboration entre les établissements est de faciliter l’accès de n’importe quel habitant, en zone rurale ou urbaine, à une offre de soins. Quel que soit l’endroit où j’habite je dois pouvoir trouver les mêmes garanties sanitaires. »

Ce maillage du territoire permet de répondre aux attentes de l’ensemble de la population sur un territoire aussi éclaté que la Bourgogne du Sud. Avec des spécialités qui permettent d’orienter les flux de population. Paray et Mâcon sont deux établissements de MCO (médecine chirurgie obstétrique) avec des services d’orthopédie, de gastroentérologie, des urgences, des lignes Smur, pneumologie, ORL… Cluny, La Clayette, Bourbon, entre autres, sont des hôpitaux de proximité de médecine et de soins de suite.


Quel est le rôle du CH Mâcon dans tout cela ? Piloter cette coopération entre les dix établissements et veiller à l’organiser des projets, des partenaires médicaux, paramédicaux, avec la médecine de ville, les centres départementaux aussi. Mais cette notion d’établissement supports n’est pas ciblée sur les activités médicales. Le CH Mâcon vient surtout en appui d’un certain nombre de fonctions : la qualité, les achats, le système d’information et une collaboration de plus en plus forte sur les fonctions RH, finances et affaires médicales.


« L’idée étant que l’on puisse mettre à disposition des établissements du GHT des éléments d’informations qui leur permettent de bénéficier du travail que l’ont fait à Mâcon, par exemple sur la l’obligation vaccinale, poursuit le directeur général. On mutualise notre travail ce qui permet d’apporter notre expertise et d’avoir une approche assez commune. Ma volonté est d’intégrer au maximum les établissements du territoire dans une réflexion partagée. C’est un choix que je porte et que j’essaie de faire vivre. »


Le GHT essaie également de travailler sur des complémentarités médicales sur les établissements de Mâcon et Paray avec un partage de compétences entre les sites. Une réflexion a notamment été engagée en ce qui concerne les praticiens qui peuvent travailler dans plusieurs établissements du GHT, certains sont déjà présents sur les deux services d’infectiologie et d’endocrinologie de Paray et de Mâcon. « Plusieurs autres réflexions sont en cours parce qu’on peut faire mieux à plusieurs, en partageant les compétences. »


En chiffres

En 2019 (dernière année hors crise sanitaire), le Centre hospitalier de Mâcon, qui couvre un bassin de vie de 210 000 habitants (plus de 300 000 sur le GHT Sud Bourgogne) comptabilisait 52 000 entrées, dont 43 000 sur le seul secteur MCO (médecine chirurgie obstétrique), 52 000 passages aux urgences dont 14 000 pédiatriques.

Les 1 000 lits sont répartis comme suit : 475 lits à la MCO (médecine chirurgie obstétrique), 158 sur la partie soins de suite, réadaptation et psychiatrie et 370 lits sur la gériatrie.

Sur l’ensemble des lits d’hôpital, le taux d’occupation est de plus de 80 %, la durée moyenne de séjour de 4,43 jours par patients.

En ce qui concerne le personnel, ils sont 2500 à travailler au sein de l’hôpital.


Les activités, les unités et les sites

Unités d’hospitalisation

Les Chanaux avec les activités de médecine, de chirurgie et d'obstétrique au sein du bâtiment principal et un bâtiment dédié aux hospitalisations en psychiatrie

Bel Air avec les activités de soins de suite, de réadaptation et l'unité de soins palliatifs.

Hurigny pour les enfants en hôpital de jour.

L'Hôtel-Dieu avec trois Unités de Soins Longue Durée (USLD)

Les structures extra-hospitalières de psychiatrie

Le Centre de Santé Mentale de Mâcon comprenant le Centre Médico-Psychologique (CMP) pour adultes et le Centre d'Accueil Thérapeutique à Temps Partiel

Le Centre Médico-Psychologique pour enfants et adolescents de Mâcon

Le Centre de Santé Mentale pour adultes, enfants et adolescents (CMP) situé à Paray-le-Monial.

Les Etablissements d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD)

L'Hôtel-Dieu, la Providence, les résidences de Flacé regroupent les EHPAD Jacques Chauvire et Pierre Pfitzenmeyer, l’EHPAD de Satonnay à Saint-Maurice-de-Satonnay

Les établissements d'enseignements

Les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) et d'Aides-Soignants (IFAS).


Partenariats et coopérations

Le Centre Hospitalier a développé des partenariats avec d'autres structures dans le cadre de son activité de soins et de regroupement de moyens : le GIE IRM (Groupement d’intérêt économique) où l’'activité d'IRM fait l'objet d'un partenariat public/privé aussi bien pour les consultations externes que pour les hospitalisations ; la maison médicale, dans le cadre de la permanence des soins ambulatoires, le Centre Hospitalier met à disposition des médecins libéraux un local de consultation ; le GCS (Groupement de coopération sanitaire) de stérilisation avec une activité de stérilisation commune avec la Polyclinique du Val de Saône…