Cap sur... La formation & l'enseignement supérieur

Bac général, technologique ou professionnel ? Alternance ou apprentissage ? Parce qu’il n’est pas toujours facile de choisir et de s’orienter, même si on a déjà une idée de ce que l’on souhaite faire, What’s Up met le cap sur la formation et l’enseignement supérieur sur le territoire mâconnais et au delà… À la rencontre des différents établissements et centres de formations qui organisent pour la plupart leurs portes ouvertes au printemps.


Groupe Alternance Mâcon

la proximité au service de la

réussite

Le Groupe Alternance, référence dans les études supérieures en alternance, c’est trente centres de formation partout en France, et des milliers d’étudiants formés chaque année. Parmi ces écoles, celle de Mâcon, installée dans le centre-ville, depuis bientôt dix ans. Spécialisé dans le secteur tertiaire (commerce, administratif et gestion), Groupe Alternance Mâcon mise sur la proximité, les compétences et l’accompagnement pour la réussite de ses alternants…


En 2010, Groupe Alternance Mâcon accueillait vingt-cinq alternants rue Lacretelle. Rapidement, les locaux sont devenus trop étroits. Faute de pouvoir pousser les murs, le centre déménage un an plus tard rue Rambuteau, au rez-de-chaussée du numéro 74, avant d’investir également le second étage entre bureaux et salles de cours. Aujourd’hui, Groupe Alternance Mâcon compte plus de 200 alternants, du Bac au Bac +3.

Cinq formations sont enseignées à Mâcon : le Bac pro Commerce, le BTS Management commercial opérationnel (MCO), le BTS Négociation et Digitalisation de la relation client (NDRC), le BTS Gestion de la PME et le Bachelor Responsable Opérationnel en gestion d’entreprise. Depuis le 1er avril 2019, Groupe Alternance Mâcon propose le contrat d’apprentissage en plus du contrat de professionnalisation après avoir obtenu le statut de CFA. Autant de formations qui permettent à chaque personnalité de s’épanouir sur le plan professionnel, pédagogique et personnel.


UN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ

Les étudiants passent une journée par semaine en cours, ainsi qu’une semaine entière et intensive toutes les six semaines (soit deux semaines par trimestre). Des cours assurés par une équipe d’une grosse quinzaine de formateurs, tous professionnels et venant du monde de l’entreprise. Le reste du temps (soit 70 %), les étudiants sont en entreprise. Au fil des années, le centre de formation a su se créer un réseau de qualité et de proximité. La proximité est d’ailleurs une des valeurs essentielles de l’école. Elle se caractérise par la dimension humaine de l’établissement et l’accompagnement personnalisé.

Chez Groupe Alternance Mâcon, “on aide vraiment les étudiants à trouver leur entreprise. Ils peuvent la trouver par leurs propres moyens, mais quand ils sont inscrits chez nous, ils ont accès à toutes nos offres. On est ensuite en contact permanent avec eux, ils nous tiennent au courant de leurs recherches, on les conseille. On est vraiment sur un accompagnement personnalisé, de la candidature à l’obtention du diplôme. C’est essentiel. On essaie aussi d’entretenir une certaine proximité entre les formateurs, les étudiants et l’équipe Groupe Alternance Mâcon.”


UNE FORMATION COMPLÈTE

L’alternance offre aujourd’hui un atout non négligeable sur le marché du travail. “Aujourd’hui, les recruteurs et les employeurs cherchent à la fois des diplômes et un niveau d’expérience, ce qui est souvent incompatible pour les jeunes qui arrivent avec le niveau d’études, mais sans expérience. Le fait de combiner aujourd’hui les deux, l’apprentissage de connaissances théoriques et l’expérience en entreprise, les démarque vraiment quand ils cherchent un emploi.”

“Nous sommes attachés à la qualité des actions menées dans notre école et c’est pour cela que nous avons ajouté un outil pédagogique supplémentaire : une plateforme e-learning permettant à l’alternant un accès illimité aux différents contenus de formation, souligne Matthieu Schibler, responsable du centre de Mâcon. De plus, Groupe Alternance Mâcon est fier de répondre aux exigences FAC (Facilitateur en Acquisition de Compétences), certification obtenue en décembre 2018 et renouvelée en 2019. Elle sera obligatoire pour les écoles à partir de 2021.


DES OUTILS COMPLÉMENTAIRES

Cette plateforme de e-learning est un outil complémentaire proposé aux alternants et aux formateurs. Les premiers pourront ainsi tester leurs connaissances, réviser et approfondir certaines thématiques abordées pendant les cours. Les seconds pourront voir les acquis des apprenants ainsi que les domaines qui n’ont pas été compris et sur lesquels ils devront revenir. “On ne remplacera jamais les formateurs, mais on pourra aller plus loin dans la pédagogie. Notre objectif n’est pas de remplacer le cours d’un intervenant en mettant les étudiants devant un écran. La digitalisation nous permet d’améliorer l’aspect pédagogique et l’accompagnement, parce que notre principale volonté, c’est leur réussite.”

Dans le même sens, des intervenants extérieurs viendront expliquer leur métier ponctuellement, apporter leur expérience, donner les outils propres à certaines entreprises et expliquer les exigences de tel ou tel poste. L'école de Mâcon faisant partie du groupe Alternance, les étudiants, qui ont des projets après leur bac + 2, ou qui veulent déménager, peuvent intégrer un centre dans une autre ville. Un autre atout non négligeable qui se traduit par des chiffres valorisants : 88,9 % des alternants sont satisfaits par la formation, 92,6 % par le rythme d’alternance et 92,6 % par le soutien de l’équipe pédagogique. Qu’ajouter de plus…



Le challenge Agorize

Groupe Alternance Mâcon participe cette année au challenge Agorize, du nom de la start-up éponyme organisatrice de ce jeu d’entreprise. Le but est de créer un projet pour des entreprises qui ont des problématiques à long terme. Ces entreprises mettent à contribution des étudiants qui leurs apportent leurs idées et leurs visions du projet, des produits, des services, du concept de demain. Ce challenge est ouvert à des étudiants de diverses formations (arts, ingénieurs, commerce, marketing, communication…) car tous les volets techniques sont abordés.

Les étudiants sont protégés par la propriété intellectuelle, si l’entreprise est intéressée, elle les accompagnera dans leur projet. Plusieurs tours de sélection sont organisés : une première présentation des idées pour capter l’attention du jury avec un powerpoint, ensuite une présentation plus détaillée avant la finale où chacun se déplace dans les entreprises pour présenter son projet aux équipes dirigeantes. Cela peut être en France, en Europe ou ailleurs.

Ce challenge permet à tous les étudiants de l’école (sauf les Bac pro) de mobiliser leurs connaissances, aussi bien scolaires que professionnelles, par équipes de 3 à 5 élèves, mais aussi leurs compétences multidisciplinaires. Avec l’autre avantage de les entrainer pour leurs examens et leurs oraux. Ce contact direct avec le monde de l’entreprise leur permet enfin de monter un réseau et de se faire connaître.

Infos pratiques

Il est possible de s’inscrire chez Groupe Alternance Bourgogne via Parcoursup ou par candidature directe. Le centre organise chaque mercredi des entretiens sans rendez-vous dans les locaux du 74, rue Rambuteau.

Tél. 03 85 50 36 46 www.alternance-bourgogne.fr/macon


L’ESMP École supérieure

entre ambition & spécialisation


En quelques années seulement, l’ESMP École Supérieure s’est imposée dans le paysage de la formation, avec des cursus en alternance et des formations professionnelles. Créée en 2013 pour répondre aux besoins en compétences des entreprises du territoire du Mâconnais Sud Bourgogne, l’école, aujourd’hui installée au 1, cours Moreau, a su développer son offre et s’adapter à la demande du marché.

En 2013, Céline Lacour et Jérôme Tavernier, qui travaillaient auparavant ensemble à Supinfo Mâcon, s’associent pour lancer Maprépa concours, spécialisée dans la préparation aux concours des écoles carrières sanitaires et sociales. Rapidement, l’activité évolue et se multiplie. D’abord par l’arrivée de formations supérieures post Bac dans le domaine tertiaire, sous l’enseigne MaPrépa supérieur, appelée ensuite ESMP (École supérieure des métiers et de la professionnalisation), puis par la création de MP formation, consacrée à la formation continue auprès des salariés et des demandeurs d’emploi.

Finalement, l’an dernier, la directrice et le responsable administratif et financier décident de tout rassembler sous une seule identité visuelle : l’ESMP École supérieure qui propose dès lors deux activités, une d’alternance et une de formation professionnelle.


130 gestionnaires de paie formés en 4 ans

La formation professionnelle continue s’adresse à des demandeurs d’emploi et des salariés en reconversion. Les cursus sont très spécifiques et forment soit à des titres professionnelles, soit à des titres RNCP (enregistrés au Répertoire national de la certification professionnelle). Il existe aujourd’hui un titre professionnelle Comptable et assistant de niveau Bac, délivré par le Ministère du travail pour former des assistants comptables, et un titre professionnel Assistant RH niveau (Bac +2) pour des personnes en reconversion et un autre de gestionnaire de paie (Bac +2).

L’ESMP est d’ailleurs l’organisme qui forme le plus de gestionnaires de paie depuis quatre ans (130 personnes diplômées) avec un très fort taux de réussite et de placement dans ce métier en forte tension. Le taux d’insertion post formation se situe au delà des 80 % six mois après la formation. Et le taux de réussite de 90-100 % selon les sessions (deux par an, au printemps et à l’automne, de six mois chacune). “Mais l’objectif principal est l’alternance que nous voulons développer au maximum d’autant plus que depuis juin 2019, l’ESMP École supérieure est centre de formation d’apprentis (CFA) et propose des contrats d’apprentissage et des contrats de professionnalisation”, souligne Jérôme Tavernier.


Alternance, des nouveautés et des spécificités

Ainsi, en alternance, les cursus proposés sont surtout accessibles à Bac +2 avec un diplôme DCG (Diplôme de comptabilité et de gestion) et un programme Bachelor of Business Commerce et Marketing avec des spécialisations différentes : banque et assurance (pour former les conseillers de clientèle en banque), Métiers de la distribution (pour les futurs chefs de rayon). “Nous allons également ouvrir une spécialisation Business et développement pour ceux qui veulent faire du développement et du marketing ou ceux qui souhaitent créer leurs propres entreprises. C’est une des nouveautés de la rentrée 2020, explique le responsable administratif et financier. Autre nouveauté : une spécialisation Transport logistique dans ce Bachelor (Bac +3 en un an, accessible à Bac +2) pour préparer les futurs commerciaux d'entreprise de transport routier ou aérien/maritime.”

Un Bachelor Ressources humaines et Paie (Bac +3 en un an accessible à un Bac +2) forme également les responsables ressources humaines, avec une spécificité non négligeable. Cette formation hybride permet en effet d’étudier à la fois les ressources humaines et la partie paie, là ou d’autres formations ne proposent que l’une ou l’autre de ces formations. “On s’est aperçus que la compétence paie était devenue indispensable pour les responsables RH. On a donc créé un parcours qui allie les deux, ce qui nous permet à la fois de répondre à la demande, mais aussi de nous différencier de l’offre de formation traditionnelle en ressources humaines.”



Une offre évolutive

Depuis sa création, l’ESMP École supérieure a beaucoup développé son offre d’alternance et veut continuer sur cette voie pour se positionner comme un acteur majeur de l’alternance sur le territoire. L’école doit cette réussite à sa capacité à toujours faire face à son environnement en s’adaptant au marché de l’emploi et aux demandes des entreprises.

“Notre offre de formation n’est pas la même aujourd’hui qu’il y a deux ans. Avant, par exemple on proposait un BTS banque, or aujourd’hui, les banques ne recrutent plus en Bac +2 Banque, mais en Bac +3. On a donc ouvert un Bac +3 et comme les banques vont aujourd’hui vers le Bac +5, notre projet est de pousser l’alternance vers le Bac +5. Quand on forme des gens, il est important de s’adapter à la demande du marché que ce soit en terme de contenu de formation que de durée. On a cette capacité à le faire et on a l’ambition de continuer pour nous développer encore davantage. Ce qui fait notre force et notre différence aussi, c’est que l’on propose des diplômes non généralistes comme peuvent le faire les écoles de commerce, nos diplômes ont des spécialisations assez fortes et très demandées. Plus la formation sera spécialisée, plus on sera attractif.”



Suivi, proximité et personnalisation des parcours

Avec 80 personnes et des promotions de dix à vingt étudiants, accueillis dans le centre de Mâcon sur trois plateaux et neuf salles de cours, l’école mise également sur un suivi personnalisé de chacun. “La proximité, c’est notre philosophie. On personnalise les cursus et des parcours.”

Une trentaine de formateurs interviennent dans différents domaines d’activité, il s’agit là uniquement de professionnels, soit en poste dans des entreprises qui consacrent quelques heures par semaines à la formation, soit des personnes ayant un parcours professionnel en entreprise et qui se sont reconvertis dans la formation. “Ils peuvent ainsi faire des retours d’expérience plus concrets aux apprenants. Il y a un fossé très important entre l’école et la réalité de l’entreprise et on voulait éviter cela en amenant un lien permanent entre le monde de l’entreprise et celui de la formation. Ils sont en plus les mieux placés pour former aux compétences dont ont besoin les entreprises aujourd’hui.”


Dans une démarche de certification

Cette année, l’ESMP est également dans la démarche de faire certifier ses propres titres. Jusqu’à présent, le développement du centre de formation s’est fait essentiellement par la conclusion de partenariats avec d’autres grandes écoles : l’ICD Business School à Paris, école de commerce qui fait partie du groupe IGS, avec Ecoris, école de commerce implantée à Chambéry, avec le centre de formation de la profession bancaire (CFPB)…

Aujourd’hui et avec l’expérience, elle est en capacité de proposer à l’organisme qui gère les certifications (France compétences) ses propres certifications. “Nous sommes dans une démarche de dépôt de nos propres certifications pour avoir nos propres titres ce qui est fondamental pour nous.” Et pour poursuivre la politique de développement ambitieuse de l’établissement.

Infos pratiques

ESMP Ecole supérieure 1, cours Moreau 71000 Mâcon

Portes ouvertes samedi 11 avril 9 h-14 h

Renseignements 03 85 37 75 27 - www.esmp.fr


Notre-Dame Ozanam multiplie

les formations et les chances de réussite


Le groupe scolaire Notre-Dame Ozanam, rue de l’Héritan à Mâcon, accueille 1 650 élèves, de l’école Notre-Dame au lycée Ozanam, en passant par le collège Notre-Dame et le centre de formation, installé depuis deux ans rue des Charmilles (lire encadré). Son objectif est de préparer, au fil des années et surtout dans le secondaire, les jeunes aussi bien au monde de l’entreprise qu’à l’enseignement supérieur. What’s Up a rencontré Véronique Chassilian, la chef d’établissement, qui présente les formations, les diplômes préparés ainsi que les nouveautés proposées dès cette année.


Vous ouvrez à la rentrée prochaine un nouveau bac professionnel, pouvez-vous nous en parler ?

Il s’agit d’un bac professionnel Systèmes numériques option RISC (Réseau informatique et systèmes communicants). On va démarrer en septembre par l’ouverture d’une Seconde. Cette Seconde pourra être faite soit en parcours de scolarisation, c’est-à-dire de façon classique avec une majorité du temps dans l’établissement et 6-8 semaines de stages, soit à partir de la Première en apprentissage. Cela va dans le sens de la nouvelle réforme mise en place sur la mixité des parcours. Un élève pourra passer d’un parcours à l’autre : il pourra, par exemple, faire sa Première en parcours de scolarisation et sa Terminale en apprentissage ou inversement.


Pourquoi cette formation ?

On souhaite proposer aux Mâconnais des formations qui répondent au besoin en main d’œuvre du bassin en tension dans le domaine informatique, comme dans d’autres secteurs tels que l’hôtellerie, la restauration ou la logistique… Il y a en plus des projets sur Mâcon avec l’ouverture de start-up dans le numérique.


Avec l’objectif de leur ouvrir la voie de l’enseignement supérieur…

Les élèves de bac pro ont la possibilité de poursuivre ensuite en BTS, de faire une licence professionnelle ou d’intégrer une école d’ingénieur en alternance. Un bac pro dans ce domaine va permettra à un élève de 3e, intéressé par le domaine de l’informatique, mais pas très à l’aise dans les matières générales, de disposer d’un bon tremplin vers l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, il faut arrêter les discours qui associent les bacs pros aux filières courtes. Cette formation permettra d’accéder à des formations très qualifiantes et demandées.


Le lycée pourrait ainsi devenir un lycée des métiers de l’informatique

C’est notre perspective à moyen terme. On souhaiterait qu’un élève de 3e, quel que soit son niveau ou ses capacités, ait la possibilité de choisir une formation qui corresponde à ce qu’il est. Nous savons que tout le monde ne peut pas suivre une filière générale, notre volonté est de ne laisser personne sur le chemin et de proposer une formation adaptée. L’année dernière, en lycée général, on a obtenu la spécialité NSI numérique et sciences informatiques. Un élève de 3e peut soit suivre une filière générale dans l’informatique dans notre établissement, soit partir en bac pro. À terme, on souhaiterait aussi avoir un bac technologique dans le domaine de l’informatique. Nous sommes dans une démarche pour devenir référent dans le domaine de l’informatique.


Vous parliez du secteur logistique, autre secteur en tension dans lequel vous ouvrez un bac pro…

Effectivement, dès la rentrée prochaine, on va proposer un bac professionnel Logistique, en apprentissage. La logistique fait partie du top 4 des métiers en tension. C’est une formation que l’on veut valoriser parce que quand on leur parle de ce secteur d’activité, les jeunes ont tendance à dire que ça ne les fait pas rêver. Pourtant cette filière ouvre à plusieurs métiers et correspond à des attentes importantes sur le marché de l’emploi.


On parle de quels métiers par exemple ?

Souvent on associe la logistique à des préparateurs de commandes, mais ce n’est pas que cela, c’est aussi tout ce qui est gestion et organisation des stocks, le fait de prévoir qu’il faut tel ou tel matériel au bon endroit au bon moment. Dans une entreprise comme Airbus, il y a par exemple énormément de logisticiens. Il y a tout un travail d’organisation, de délais de livraison, de relations entre le fournisseur et le client. C’est un tremplin parce que derrière un bac pro logistique, il y a possibilité de poursuivre vers un BTS transports et prestations logistiques, un DUT gestion logistique ou encore un BTS gestion de la PME.


Comment se fait l’entrée dans ces formations ?

On reçoit les élèves en entretien et on mesure surtout la motivation. Le critère de recrutement, ce n’est pas le dossier, mais sa motivation pour saisir sa chance et par rapport aux champs professionnels dans lesquels il va se positionner. Dans l’enseignement catholique, on doit d’abord accompagner chacun vers la réussite.


Cet accompagnement, c’est une de vos forces ?

Notre objectif est d’accompagner chaque élève, quel qu’il soit, vers la réussite. Pour cela, nous avons mis en place un parcours d’accompagnement des élèves. En lycée général, par exemple, chaque élève reçoit une formation humaine qui l’accompagne dans sa démarche de discernement… parce que pour choisir, il faut apprendre à se connaître. Dans le cursus professionnel Gestion administration, on prépare au monde de l’entreprise qui a un certain nombre d’exigences en terme de savoir-faire et savoir-être. On travaille beaucoup sur le respect de chacun, sur la vie en équipe, sur la valorisation de leur talent. Notre objectif est de préparer les jeunes aussi bien au monde de l’entreprise qu’à l’enseignement supérieur.


C’est dans cette optique que vous avez mis en place deux préparations cette année…

On a lancé une préparation aux concours des IEP Sciences po. Cette préparation commence dès la Première. Ouverte à nos élèves, mais aussi aux Mâconnais et aux jeunes des alentours, elle se fait donc sur une année et demie pour bien asseoir les connaissances et avoir les méthodes nécessaires pour préparer le concours. On s’appuie sur l’ingénierie pédagogique d’une structure existante, Ambition réussite. Un élève qui suit cette préparation a 50 % de chance de réussite au concours, contre 10 à 12 % sans préparation. Elle a lieu tous les mercredis après-midi de janvier à mars pendant la période scolaire. C’est un apport non négligeable dans le dossier de l’élève, mais aussi pour le bac avec une partie culture générale importante.


Dernière nouveauté : la préparation à l’examen de médecine

Avec la réforme de cette licence santé, les étudiants n’auront plus la possibilité de redoubler la première année, ils n’auront plus de seconde chance. Il faut donc être bien préparé dès le départ. Depuis les vacances de février, on leur propose cette préparation, en partenariat avec la structure Supexam. Cette préparation dure trois semaines : une semaine aux vacances de février, une semaine à Pâques, une semaine fin juin après les écrits du bac.

Quels sont les avantages de cette formation ?

En plus de ces trois semaines, ils auront accès à une plateforme avec des tutoriels pour s’entraîner sur des QCM. Chacun aura également un tuteur et donc un accompagnement spécifique. Ils vont pouvoir découvrir des matières qu’ils ne connaissent pas et qui seront enseignées dès la première année de médecine et bénéficier d’une préparation à la méthodologie, pour apprendre tout par cœur, notamment. Des professeurs de notre établissement et des tuteurs (professeurs de Supexam ou étudiants en médecine) vont intervenir. Pour ces deux formations, des concours blancs seront organisés pour être en situation réelle.


ABC agro Bio Campus Davayé

terre d’enseignements viticoles


Établissement à taille humaine, acteur incontournable du monde de la viticulture et de la formation viticole, le lycée Lucie Aubrac à Davayé accueille les élèves dès la 3e en cursus général, technologique ou professionnel et propose une quinzaine de formations post bac avec notamment l’enseignement de la viticulture, de l’œnologie et du commerce des vins, des techniques et services en matériels agricoles.


Le lycée Lucie Aubrac fait partie de L’EPLEFPA Mâcon-Davayé qui comprend également un centre de formation* et un domaine, le domaine des Poncetys qui comprend une exploitation caprine et des hectares de vigne. Équipé de laboratoires modernes pour les cours de physique, chimie, biologie, œnologie et micro-biologie, d’un atelier machinisme, d’un centre de documentation et d’information et de salles informatiques, le lycée propose plusieurs formations aux jeunes dès la 3e en enseignement agricole. Cette classe permet de réconcilier l’élève avec l’école et de lui faire découvrir différents métiers et secteurs professionnels pour construire un projet d’orientation vers un bac pro.

L’établissement, niché au milieu des vignes, propose toutes les formations pour devenir un acteur indispensable de la formation pour les viticulteurs du Mâconnais. Parmi les cursus proposés : un bac général avec une seconde générale et le nouveau bac général avec enseignements et spécialités scientifiques, un bac technologique STAV (Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), deux bac pro : production viticole et commerce des vins, deux BTS viti-œno avec mention agriculture biologique et technico commercial vins et spiritueux.


Des formations innovantes

À la rentrée 2019, le lycée a ouvert un nouveau diplôme, le BTS TSMA (Technicien de service en matériel agricole) option viticulture en partenariat avec le lycée René Cassin. Il est accessible en apprentissage tous les deux ans avec douze places, la moitié de la formation à Davayé et l’autre à Cassin. Comme le souligne le directeur Jean-Philippe Lachaize, “c’est une originalité sur le territoire qui correspond à une demande très forte des concessionnaires pour former des personnes capables de connaître les spécificités des machines.”

Côté nouveauté également : une licence professionnelle conduite et gestion de l’entreprise vitivinicole qui vise à former ceux qui ont un projet professionnel d’installation en agriculture. L’organisation de la formation est axée sur la connaissance de la vigne, des techniques de culture et de vinification pour devenir un responsable d’exploitation, véritable chef d’entreprise en étudiant la stratégie commerciale, le marketing, la comptabilité, la gestion, la fiscalité. Les étudiants valident ainsi un Bac +3 en partenariat avec l’Université de Bourgogne et l’Institut universitaire de la vigne et du vin (IUVV) Jules Guyot à Dijon. Les cours se déroulent sur l’antenne du site universitaire de Mâcon.

*Le CFPPA Davayé (Centre de formation professionnelle et de promotion agricole) est spécialisé dans les formations en viticulture-œnologie, en élevage caprin et transformation laitière et machinisme. Il assure des formations longues diplômantes ou certifiantes de niveau 4, ainsi que des formations courtes professionnalisantes notamment pour des personnes en reconversion professionnelle.


Lancement d’une plateforme viti conduite

Elle permet de former des tractoristes et de répondre à une attente de la profession vitivinicole. Un terrain d’apprentissage, l’ancien terrain de foot de Davayé à côté du lycée, est dédié à cette formation avec du matériel neuf mis à disposition par l’ensemble des concessionnaires et constructeurs du Mâconnais. À terme, l’objectif est de former une vingtaine de chauffeurs par an. Cette plateforme va aussi permettre aux élèves en bac pro et en BTS de se former. Les paysages et dénivelés locaux permettront aux apprenants de conduire ensuite des engins sur n’importe quel terrain. “Nous avons mis en place cette formation, c’est désormais aux viticulteurs et aux professionnels de se l’approprier pour former un maximum de personnes.”

Cette formation de tractoriste de 560 heures, dont 400 de pratique, s’adresse en fait à tout type de public : élèves en formation, étudiants, salariés et demandeurs d’emploi.

Un site internet lui est entièrement dédié : viticonduite.fr


réussir autrement & reprendre confiance

avec les MFR

La MFR de Pont-de-Veyle


La Maison Familiale Rurale de Pont-de-Veyle accueille 190 jeunes en alternance. Cette formation école/entreprise permet de s’orienter dès la 4e et de se professionnaliser avec l’apprentissage de la théorie et sa mise en pratique.

Elle propose des formations dans les secteurs du sanitaire et social avec le Bac Pro Services Aux Personnes et Aux Territoires (SAPAT) et le CAP Accompagnant Educatif Petite Enfance, et de la restauration collective et commerciale avec le CAP Agent Polyvalent de Restauration en apprentissage (APR).

Née d’un besoin du territoire, la MFR a toujours été attentive à apporter une réponse adaptée, que ce soit en terme d’actions de formation, de location ou de prêt de salles, ou encore de mise à disposition des talents de ses jeunes lors d’évènements locaux.

La MFR est également un acteur incontournable sur le territoire grâce aux nombreux projets mis en place par les élèves au profit d’associations locales ou en partenariat avec les collectivités locales, ou encore grâce à leur vive participation sur divers salons et forutms.

Pendant l’année, les jeunes de la MFR de Pont-de-Veyle ont plusieurs temps forts : un séjour de trois semaines d’immersion en milieu professionnel en Irlande pour les Terminales, des visites d’entreprises chaque semaine pour les 4e et 3e avec l’objectif de découvrir un maximum de milieux professionnels, un partenariat avec une association locale de danse pour animer les temps de vie résidentielle, un travail d’orientation tout au long de l’année. Sans oublier le temps fort pour la semaine du goût avec accueil des élèves de l’école de Pont-de-Veyle pour des ateliers cuisine avec les apprentis en CAP Agent Polyvalent de Restauration. L’occasion pour tous de révéler ses talents, sa créativité et sa curiosité.

Inscrite dans une démarche RSO, la MFR a à cœur de mettre en avant l’éco responsabilité (tri et réductions des déchets en limitant le gaspillage), la citoyenneté, l’ouverture au monde et aux autres (notamment avec le partenariat avec le Rio Grande Do Sul, état du Brésil, mais aussi avec le programme Erasmus+ grâce auquel les élèves de Terminale Bac Pro SAPAT partent en Irlande en immersion dans des structures de stage du sanitaire et social), et la Qualité de Vie au Travail. La majorité des élèves et apprentis sont internes. Les veillées sont des moments propices à l’échange et surtout à la découverte d’activités culturelles, artistiques et sportives.

La MFR de Bagé-le-Chatel


La Maison Familiale Rurale de Bagé accueille les élèves dès la 4e et propose ensuite des formations école/entreprise en alternance principalement dans les domaines de l’agriculture, de l’aménagement paysager et de la mécanique.

Aider les jeunes à retrouver la confiance et leur permettre de choisir une filière professionnelle. Tels sont les principaux objectifs de la MFR de Bagé-le-Châtel, un établissement familial qui œuvre depuis plus d’un demi siècle pour les jeunes. “Grâce à un accompagnement personnalisé et individualisé, nous faisons le maximum pour leur permettre de réussir avec des petits effectifs par section et au fonctionnement d’une structure familiale comme la nôtre”, souligne Christine Jimenez, la directrice.


La MFR accueille les jeunes dès la fin des années collège, en 4e et en 3e. Ces deux classes découvertes permettent à ceux qui savent déjà ce qu’ils veulent faire d’affiner leur projet professionnel grâce à une diversité de stages. Ces classes sont également ouvertes à ceux qui n’ont pas encore d’idée de leur orientation. Chaque trimestre, ils font des stages dans des milieux professionnels aussi variés que l’agriculture, l’environnement, la mécanique, le bâtiment, les métiers de bouche, le service aux personnes, le commerce… pour leur permettre de voir ce qui leur plait. Ils ont sept stages en deux ans, des stages qui sont plus que des périodes d’observation puisqu’ils découvrent réellement certains métiers.

La Maison familiale propose ensuite un CAPa Jardinier paysagiste en apprentissage en deux ans, ainsi qu’un Bac pro CGEA Conduite et Gestion de l'Entreprise Agricole à dominante grandes cultures céréalières et maraichères ou élevage. En Seconde, les élèves suivent les deux options pour choisir ensuite leur spécialisation à partir de la Première. Ils auront alors le choix de poursuivre un parcours scolaire classique avec dix-neuf semaines de stage en entreprise ou un parcours d’apprentissage (moitié école, moitié entreprise).

En ce qui concerne les conditions d’admission, c’est la motivation qui prime, il ne s’agit pas d’une sélection par rapport aux résultats scolaires. “Notre objectif tout au long de leur scolarité à la MFR est vraiment de remettre les jeunes en confiance avant d’arriver dans le milieu professionnel, en fonction de leurs compétences et de ce qu’ils veulent faire.”

Très impliquée localement avec notamment des échanges avec l’Ehpad et une intégration dans l’union commerçante, la MFR est aussi un véritable lieu de vie puisqu’elle accueille tous les élèves en internat afin de renforcer les liens entre eux.