CH Mâcon : après la crise, les investissements


Après deux années de gestion de crise au centre hospitalier de Mâcon, 2022 devrait être marquée par la relance des projets de grande ampleur, comme dans tous les hôpitaux publics. C’est en tout cas l’objectif des investissements Ségur qui vont accompagner les établissements sur un certain nombre de projets sur tout le territoire et notamment sur le GHT Bourgogne Méridionale (Mâcon, Paray, Cluny, Tournus et Bourbon-Lancy).


Depuis 2020, un certain nombre de projets sont dans les cartons des hôpitaux en attente de financement ou de démarrage… La crise a permis via le Ségur d’accélérer leur mise en œuvre. Elle a aussi permis recomposer et repenser ses investissements en prenant en compte une question plus globale : comment faire progresser les hôpitaux pour répondre à la crise sanitaire actuelle, ainsi qu’à de nouvelles crises pandémiques qui pourraient survenir.


Les Agences régionales de santé ont élaboré une stratégie régionale des investissements Ségur, donnant une visibilité sur la période 2021-2029. Une concertation a été menée avec l’ensemble des acteurs locaux et élus pour accompagner ces projets visant à structurer l’offre de soins. Ces projets portaient le plus souvent sur des problématiques de réhabilitation, de réorganisation ou des dossiers induits directement par la crise.

Au total, plus de 830 millions d’euros vont être investis pour soutenir les établissements sanitaires et médico-sociaux de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Au Centre hospitalier de Mâcon, plusieurs opérations ont été listées. « Nous avons une opération immédiate directement liée à la crise Covid sur laquelle nous travaillons déjà avec la mise en place d’une unité de soins continus, explique Jean-Claude Téoli, directeur du GHT et du CH Mâcon. Une réflexion est déjà engagée avec les réanimateurs et les médecins pour identifier la localisation et les organisations qui vont avec ce projet. »


Un nouveau plateau de permanence des soins


Cette opération est couplée à une autre existante (un ancien projet Copermo) : la réfection globale des façades, la mise aux normes techniques et la mise en place d’un nouveau plateau de permanence des soins. « L’idée étant de regrouper sur un nouveau bâtiment les urgences, la réanimation, les soins continus et les urgences pédiatriques dans une approche plus performante et mieux adaptée au principe de prise en charge. Nous avons aujourd’hui 110 à 130 passages par jour aux urgences, soit plus de 50 000 par an dans des locaux absolument plus adaptés à cette activité importante. » La mise en œuvre de cette opération interviendrait en 2025-2026.


Autre projet emblématique : la relocalisation de l’Hôtel Dieu, un beau bâtiment historique plus du tout adapté aux normes actuelles de prises en charge pour les personnes âgées. « Nous avions deux options : une rénovation ou un transfert de l’activité. La première est beaucoup trop compliquée à mettre en œuvre dans un lieu occupé, la relocalisation est privilégiée. » Son lancement se fera en fin de programme avec une priorité relocaliser sur l’hôpital pour que les résidents puissent accéder directement aux services.


La réorganisation de la cuisine du centre hospitalier figure également parmi les projets : « Une mise aux normes est nécessaire pour répondre aux nouvelles orientations sur la qualité et la composition des repas. Nous devons réfléchir à une réorganisation dans les surfaces actuelles qui puissent répondre aux exigences de demain. Nous sommes en phase d’étude et j’espère que l’on pourra réorganiser en interne. »


Enfin, des travaux de mise aux normes sur le site de la Providence sont déjà engagés et vont être travaillés par les équipes.


Et sur le reste du GHT ?

À Paray-le-Monial deux projets importants : réorganiser et développer l’offre ambulatoire. Le plateau occupé actuellement par l’administration va être récupéré et permettre à l’ambulatoire médical d’être à proximité des consultations et à l’ambulatoire chirurgicale d’être à proximité des blocs opératoires dans un plateau unique. Un projet bien enclenché avec une échéance de deux ans.

L’autre gros projet concerne l’activité de soin longue durée sur le site de la Colline, établissement vieillissant. L’objectif est de relocaliser cette unité sur le site de l’hôpital avec l’achat une ancienne clinique.

À Tournus, il s’agit d’une opération de modernisation et de sécurisation des bâtiments de médecine. Et à Bourbon-Lancy de la mise aux normes et de réorganisation au sein de l’hôpital sur des bâtiments anciens.


80 % de ces investissements seront financés par le Ségur. Reste à trouver les 20 % restants…