Derrière les muscles, la force tranquille


Depuis cinq ans, il nous distille ses conseils bien-être et santé, nous dévoile des exercices pour être en forme et nous conseille des recettes équilibrées pour manger bien et sainement. Dans ce hors-série spécial sport, nous avons choisi de partir à sa rencontre et de vous présenter un peu plus ce coach sportif, incontournable dans le bassin mâconnais. Rencontre avec Joffrey De Clercq, alias Joffrey coach…


Il aurait pu percer dans le tennis, mais à 17 ans, Joffrey découvre un autre monde, celui des salles de sport et du fitness. Très vite, il troque les balles contre les haltères et lâche les raquettes et la compétition sur les cours pour se consacrer à sa nouvelle passion. C’était il y a un peu plus de vingt ans… Depuis l’enthousiasme pour ce sport ne l’a jamais quitté.


Pourtant rien ne prédestinait cet ado à se faire une place dans cet univers musclé. « J’aimais le tennis, le jeu, la compétition, mais j’étais aussi très fin, j’ai donc commencer à fréquenter les salles de sport pour un renforcement musculaire. Et très vite, j’ai compris que j’étais plutôt doué pour ce sport avec une progression rapide. » Il prend en effet vingt kilos en deux ans et comprend que son avenir se dessine avec des muscles. « J’ai découvert un mode de vie qui m’a tout de suite plu dan sa globalité, un sport qui allie les entraînements et l’alimentation. J’ai eu la chance au départ d’avoir eu des bons contacts. Je me suis aussi beaucoup renseigné et documenté. »


Le virage américain


À 20 ans, le Mâconnais d’origine commence les compétitions et les sacrifices qui vont avec. À 22 ans, après des études de commerce et un travail dans l’entreprise de son oncle, il s’envole pour les Etats-Unis, direction la Floride et Fort Lauderdale, au Nord de Miami. « Je voulais perfectionner mon anglais, mais je savais aussi que si je voulais continuer ma progression sportive, c’est là-bas qu’il fallait aller. Les Etats-Unis étaient vraiment précurseurs dans le domaine, c’est un sport reconnu aussi et ça se sent. Ma vision de l’entraînement a changé, j’ai compris que c’était l’intensité d’une séance qui faisait la qualité pas la durée. »


En parallèle, pendant son année outre Atlantique, il poursuit ses études, travaille dans un restaurant français et découvre le métier de coach sportif. « Je suis quelqu’un qui aime ces échanges, cette proximité, ce relationnel avec les gens. J’aime aussi transmettre ma passion et mes connaissances en apportant des conseils. En plus, c’était vraiment une activité en pleine expansion aux Etats-Unis. En rentrant en France, je savais ce que je voulais faire ! »


De retour dans la région, en 2007, il met alors toutes les chances de son côté et retourne à l’école pour deux ans avec une formation au CREPS de Mâcon. À la clé un brevet d’état qui lui permet de lancer son entreprise. C’est aussi le moment où il choisi d’arrêter la compétition. « Je voulais consacrer pleinement mon énergie à mes clients, je ne me voyais pas mener les deux choses en parallèle, c’était inconcevable, je voulais être à 120 % dans mon travail. »


Écoute, confiance et suivi


Depuis Joffrey s’est fait une place dans le monde du coaching sportif à domicile. Dans un rayon de vingt kilomètres autour de Mâcon, il enchaine les longues journées de travail, de 6 h à 22 h pour répondre aux attentes de chacun, chefs d’entreprise, retraités, actifs, commerçants de tout âge. Sa mission : proposer un rééquilibrage et un renforcement musculaire ainsi qu’un conseil personnalisé et suivi. « C’est la véritable valeur ajoutée de mon travail. J’échange beaucoup avec mes clients pour expliquer ce que je fais et comprendre leurs attentes. Je respecte les pathologies, l’âge et l’état de forme de la journée. Il y a vraiment un travail personnalisé, une relation de confiance et beaucoup d’écoute. »


En parallèle, il distille également des conseils alimentaires. « Je regarde comment ils mangent et je corrige ce qui doit l’être. Attention, je bannis le mot régime, synonyme de restriction et de privation, je leur apprends juste à manger lors des différents repas de la journée. Il faut aussi savoir se faire plaisir. Cela n’a aucune incidence, c’est même bénéfique pour le corps puisqu’il faut apporter d’autres nutriments et relancer son métabolisme. Je profite moi-même des week-ends pour aller au restaurant. »


Quand il s’accorde des vacances en revanche, ce n’est jamais loin de salles de sport. De celles de Dubaï notamment. « J’ai découvert ce pays il y a quelques années. Aujourd’hui, c’est là-bas qu’on retrouve l’industrie du fitness. Je m’entraine et j’échange avec les meilleurs au monde. En tant normal, je m’accorde cinq séances d’une heure de sport par semaine, en vacances je prends plus de plaisir parce que je n’ai pas cette contrainte horaire. Mais ça m’arrive aussi de ne pas faire de sport, quand je le décide, c’est un besoin. En général, c’est trois semaines dans l’année » Autant dire une éternité pour ce passionné, à l’écoute aussi de son corps.