Des Pompiers et des hommes, un cocktail d’aventure, de générosité et d’huile de coude !

Créée en 1989 pour une mission humanitaire au Rwanda, mise en sommeil puis réactivée en 2000 sous l’égide de Sonia Roland, l’association DPDH est intervenue de nombreuses fois sur le continent africain, mais aussi en France. Son président, Benoît Vincent, nous la présente.


Quel est l’objet de votre association ?

Nous sommes une petite structure composée de onze adhérents, pompiers en activité ou retraités et nous effectuons des missions très concrètes, comme installer des pompes pour l’eau potable, refaire le toit ou l’électricité d’une école ou d’un dispensaire, amener du matériel médical… Nous travaillons également en partenariat avec d’autres associations qui auraient besoin de notre organisation pour aller sur le terrain.

Notre but est ensuite de pérenniser nos actions en transmettant notre savoir-faire et en assurant la maintenance pendant plusieurs années afin que les habitants deviennent autonomes ensuite.


À quoi ressemble une mission ?

Nous effectuons une reconnaissance sur le terrain, pour prendre la mesure des tâches à accomplir. Avant, nous faisions partir notre matériel en container mais on s’est vite rendu compte que le matériel n’arrivait pas souvent au bon moment. Aujourd’hui, nous achetons sur place ce dont nous avons besoin ce qui présente un double avantage : celui d’avoir sous la main tout ce qu’il nous faut et de faire vivre le commerce local.

Notre voyage n’est jamais de tout repos : il faut parfois deux jours et rouler des centaines de kilomètres sur des pistes défoncées avant d’atteindre notre destination. Une fois sur place, les conditions de vie sont très spartiates car nous partageons le quotidien des habitants. Notre séjour durant de deux à trois semaines, nous n’avons pas de temps à perdre.


Qui sont les participants ?

Des adhérents et aussi des bénévoles qui souhaitent se joindre à nous pour s’investir dans nos missions humanitaires. Nous sommes déjà partis en compagnie d’étudiant (e) s, d’infirmières, d’éducateurs… Tout le monde est surpris de voir ce qu’on arrive à faire avec peu de matériel mais beaucoup de bonne volonté et de motivation, sans parler de la richesse des échanges avec les villageois.


Vous intervenez en France ?

Oui, en 2001 à Abbeville, en 2003 auprès des sinistrés du Gard et le mois dernier, grâce à la générosité des gens et en partenariat avec Super U, nous avons récupéré 8 tonnes de denrées alimentaires, de matériel de puériculture, de produits d’hygiène… que nous avons acheminé à Sospel et Breil-sur-Roya pour les victimes des Alpes Maritimes.


Comment financez-vous DPDH ?

Sans subventions, mais avec un loto et du vin chaud à Noël, des dons de matériel aussi. L’essentiel, c’est de nous faire connaître, de parler de ce qu’on fait en rencontrant d’autres associations, des porteurs de projet, en participant à des événements locaux ou en présentant les films de nos aventures lors de soirées, de conférences… Nos missions sont très utiles, même à une petite échelle ! Notre devise le résume ainsi : « Parce que notre volonté d’agir et d’exister est plus forte que le destin et la fatalité ».


Contact : b-vincent@sfr.fr