Des terres de l’aigle royal aux savanes des lycaons…

Leurs visages ne vous sont certainement pas inconnus… Au printemps dernier, ils ont en effet participé à l’émission Pékin Express pendant plusieurs semaines. Une aventure de cinq semaines à travers Kirghizistan, l'Ouzbékistan, la Jordanie et les Émirats arabes unis et même une finale pour Fanny et Jérémy, le binôme originaire de l’Ain et de Saint-Didier-sur-Chalaronne ! Plus habitués à être derrière l’appareil et la caméra, photographe et vidéaste de métier, le couple « rêveur », comme la télé a aimé les surnommer, continue aujourd’hui de réaliser ses rêves avec leur association Lycaon Electrik et la réalisation d’une série de documentaires sur des espèces animales en voie de disparition. Rencontre.


Pouvez-vous nous présenter votre projet et votre association ?

Pendant la diffusion de Pékin Express, on a été contactés par l’association parisienne Globe Dreamers qui aide à trouver des financements pour des projets éco-responsables. Quand ils nous ont interrogés, on n’avait pas forcément de projets à ce moment-là, mais c’est le genre de projets que l’on avait envie de mener. Notamment pour défendre la cause animale qui nous tient à cœur. Au fil des semaines et de l’avancement des discussions, l’association nous a proposé de réaliser une série de reportages vidéo documentaires sur des espèces en voie de disparition. Une très bonne idée, à réaliser en plus avec photo et vidéo parce que c’est notre travail à la base. Pour mener à bien ce projet, on a donc créé notre association, Lycaon Electrik et nous avons lancé une campagne de dons* pour financer le voyage, l’ensemble des frais engendrés et des dons aux associations qui viennent en aident à ces animaux.


D’où vient ce nom ?

Le lycaon est un animal que l’on adore, très beau et très peu connu. On est aussi passionnés de la série Friends et au moment où on réfléchissait au nom de l’association, on est tombés sur un épisode où au Central Perk il y a un tableau avec un chien bleu sur un fond jaune. J’ai toujours adoré ce tableau et comme par hasard, il est réapparu à ce moment-là. J’ai tout de suite pensé à en faire notre logo en remplaçant le chien jaune par le lycaon, logo réalisé par le Studio Almé. Pour le nom, on est passé de Lycaon bleu à Lycaon Electrik, plus fun… Et vraiment représentatif : on vit toujours à cent à l’heure, cela nous correspond bien.


Le premier épisode de cette série de reportages sera donc consacré à cet animal…

À la base, ils voulaient nous envoyer en République Dominicaine pour la réinsertion des coraux dans les océans. Le but de ces reportages est de filmer les animaux, les personnes qui mettent en œuvre cela et de se filmer en train d’aider les associations qui font de la réinsertion, du nourrissage, des soins… Un peu un mélange de Pékin Express et de documentaire animalier positif. Quand on leur a donné le nom de notre l’association, on est parti sur les lycaons pour le premier épisode, ça sera dans le sud de l’Afrique où trois associations œuvrent pour la sauvegarde de cette espèce.


Réaliser ce genre de documentaires, c’est quelque chose que vous aviez imaginé auparavant ?

J’ai (NDLR : Fanny) toujours voulu faire des photos animalières pour des livres. Mais, on a des filles qui sont encore petites, alors je m’étais dit « on verra quand j’aurai 50 ans ». Sauf qu’en rentrant de Pékin Express, après une aventure comme celle-là, on ouvre les yeux sur le monde, on se rend compte qu’il ne fait par peur. Avant l’émission, nous n’étions pas du genre à partir à l’aventure. Aujourd’hui, on se dit que l’on peut aller partout où on veut dans le monde, on ne sera jamais perdu. À notre retour, on avait d’ailleurs imaginé faire des films documentaires sur des habitants, qui ont des histoires, des façons de vivre différentes, en allant un mois dans un pays, vivre au quotidien avec une tribu. Entre temps, Goble Winners nous a appelés et ce projet nous permet de mixer les deux idées : filmer les animaux et les associations, mais aussi les habitants. Ce projet réunit nos deux rêves et c’était vraiment le moment de rebondir sur l’aventure Pékin Express.


Cette opportunité est arrivée suite à votre participation à l’émission. Qu’est-ce que l’émission vous a apporté d’autres ?

Sur le papier, pas grand-chose ! Par exemple, cela n’a rien changé au niveau travail puisque nos métiers n’ont pas forcément été présentés dans l’émission. Après, on a plus de fatigue au quotidien avec les collaborations, les partenariats, c’est hyper intéressant et c’est chouette d’en parler, mais ça prend pas mal de temps aussi ! On a aussi compris que l’on est capables de bouger ! Avant Pékin, on était partis qu’une seule fois tous les deux aux États-Unis. Là, on se dit qu’il faut que l’on prenne le temps de voyager, de vivre, d’échanger,


N’avez-vous pas peur que l’on vous parle davantage de votre aventure Pékin Express que de votre nouveau projet ?

C’est le problème ! Il n’y a pas si longtemps on a fait un live sur les réseaux pour parler de Lycaon Electrik et toutes les questions du public étaient en rapport avec… Pékin express. C’est une très belle aventure, il n’y a aucun souci, mais on aimerait mettre un peu cette aventure de côté. Cela reste une émission télé et on n’a pas forcément bien vécu les diffusions. On va continuer à répondre aux questions, mais ce que l’on aimerait c’est raconter davantage cette aventure humaine, plus que l’aspect jeu, parler des rencontres que l’on a faites. Par exemple, on n’a rien vu à la télé de notre première descente en voiture, de nos premières nuits… Quand on est photographe et caméraman comme nous le sommes, c’est un peu dur de savoir que ces images-là vont disparaître avec le temps et de ne plus avoir de souvenirs de ces moments. Mais attention, on ne regrette absolument pas d’avoir vécu cette expérience.


Vous vous sentiez capables de mener ce genre de projets, loin de chez vous ou c’est vraiment l’aventure qui a déclenché cela ?

C’est entièrement grâce à Pékin express ! Avant cette aventure, je (NDLR : Fanny) n’ai jamais eu confiance en moi. Alors certes, on n’a peut-être pas gagné la finale, mais on a gagné beaucoup plus : de la confiance en nous. On s’est rendu compte qu’on était capables de mener ce genre de projets et on veut avancer ! On est pressé de tenter cette nouvelle aventure.


Vous citez souvent « Rêvons nos vies et vivons nos rêves », c’est votre façon d’avancer ?

On a toujours fonctionné comme cela avec Jérémy. D’abord on fait, ensuite on réfléchit ! On l’a fait en achetant notre grande maison avec des travaux des moments difficiles, mais aujourd’hui on ne regrette pas. Cela a été le cas aussi avec notre participation à Pékin Express, une fois sélectionnés, on s’est dit qu’il fallait peut-être que l’on s’organise ! C’est toujours ça notre vie, mais je pense que l’on a une étoile qui veille sur nous et nous pousse dans des endroits incroyables. Et cela continue aujourd’hui.


C’est aussi le message que vous aimeriez transmettre ?

Il faut se lancer sans réfléchir, foncer, oser ! Même si on tombe, on apprend toujours. Il faut tester et au pire, si c’est compliqué, l’expérience aura toujours apporter quelque chose de positif !


*Pour participer à la campagne de financement participatif : https://globedreamers.com/crowdfunding/voyage/le-lycaon-express

Pour tout savoir sur le projet de l’association Lycaon Electrik, suivez les comptes Instagram fanny_pekinexpress15 et jeremy_pekinexpress15