Gabriiel joue la carte de la simplicité

S’il a joué sur les plus grandes scènes avec Maxxo, l’auteur, compositeur et multi-instrumentiste mâconnais présente aujourd’hui un projet plus intimiste et un nouvel univers. Il revient avec un son teinté, de folk et de pop. Et surtout son premier EP “Light in the Dark”, sorti le 7 février dernier, cinq titres, une guitare et un timbre de voix qui vous emmèneront hors des sentiers battus dans une aventure musicale propice aux introspections et aux rêveries délicates. Rencontre avec Gabriiel…


Si son concert sur l’esplanade avait été annulé en juillet dernier à cause des intempéries, Gabriiel avait pu faire la première partie des Innocents le lendemain. Et présenter ainsi ses nouvelles chansons au public mâconnais qui l’avait déjà découvert et applaudi il y a quelques années avec Maxxo et sa musique reggae. Cette fois, c’est avec un projet bien différent que Maxime Gabriel alias Gabriiel fait son retour avec cinq titres puissants et magnétiques qui donnent des envies d’ailleurs…

“J’avais envie de découvrir autre chose, confie l’artiste aux vies musicales multiples. J’adorais ce que je faisais avec Maxxo, je suis très fier des deux albums réalisés, c’est grâce à cette musique que j’ai connu mes premiers émois sur scène, mais j’avais l’impression d’avoir fait le tour de la question et je n’avais pas envie de me répéter et de tomber dans la caricature.” Et comme Gabriiel suit toujours ses envies, c’est vers d’autres projets musicaux qu’il se tourne. Il se met à composer pour les autres notamment pour des rappeurs et il reprend son activité de percussionniste et de batteur en accompagnant d’autres artistes sur scène.


Sans étiquette

Dans le même temps, il écrit et compose des chansons. “Je n’arrêtais pas de maquetter et à un moment donné, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je laisse dormir ça sur un disque dur ou dans un coin de ma tête. Il fallait que ça sorte. J’ai alors décidé de le faire le plus simplement possible, en restant sobre, en arrangeant le moins possible les morceaux et ça a commencé à me plaire.”

La teinte dominante est folk et blues, quelques belles nuances de pop et de rock viennent donner à l’ensemble une couleur unique. “Je n’aime pas les étiquettes, c’est surtout de la chanson en anglais. Après effectivement dès qu’on prend une guitare acoustique, c’est vite catégorisé comme de la folk, mais ça me va. La trame c’est surtout la voix, parfois plus acoustique, parfois plus électro. Je me sens aujourd’hui de faire ce que je veux au niveau du style. Je suis mes envies.”

Les textes viennent avec les mélodies, “je ne réfléchis pas trop au thème que je vais aborder, ça vient comme ça. Je suis quelqu’un d’humaniste, je suis touché par plein de choses.” Forcément, son écriture est plus personnelle, plus proche de ce qu’il ressent, mais il ne se pose jamais la question de savoir ce qu’il va raconter. À l’automne dernier, il choisit d’enregistrer cinq morceaux. Là encore, en suivant ses envies : ça se passe dans une maison avec son ingénieur son pendant cinq jours “pour garder cette fraîcheur, c’est vraiment ce que je voulais faire depuis longtemps.”


Pour le plaisir

Son EP “Light in the Dark” est sorti le 7 février. La suite ? Ce sera la scène pour continuer à présenter ses chansons au public. Le 22 mars, il sera à La Vapeur à Dijon, en première partie de Paul Personne, le 27 mars, c’est un retour aux sources, avec un concert à la médiathèque de Mâcon, plusieurs festivals aussi déjà à l’agenda. “J’ai eu la chance de faire pas mal de dates depuis un an, les premiers retours sont bons. Maintenant, je veux aller porter ma musique auprès du plus grand nombre, à la radio ou en concert, je vais essayer d’être le plus possible dans les oreilles des gens. Pour le reste, je garde les pieds sur terre, c’est un projet en plein développement, mais je fais ce que je veux et c’est ce qui est primordial. Le plaisir est numéro un dans la musique.”