Groupement archéologique mâconnais, quand le passé anime le présent !

Dès qu’on parle archéologie, on pense fouilles ! Mais il y a bien d’autres façons de vivre sa passion…


Oubliez la truelle et le pinceau, l’archéologie est une activité professionnelle. Comme le rappelle Daniel Barthélémy, président du GAM (Groupement archéologique mâconnais) et lui-même archéologue à l’Inrap, « depuis les années 90, la place des amateurs s’est réduite. Le milieu associatif a néanmoins toute sa place pour pratiquer l’archéologie autrement, en collaborant avec des professionnels, des étudiants et d’autres associations ! »

Créé en 1954, le GAM rassemble aujourd’hui une soixantaine d’adhérents, passionnés de patrimoine, d’histoire, d’archéologie et attirés par la diversité de ses activités. « Nous nous réunissons deux fois par mois à l’ancienne chapelle des Récollets (abritant la maison de l’archéologie, rue de Senecé à Macon) de 18 h à 20 h et certains samedis après-midi pour les activités. »

Ces locaux abritent de belles collections constituées par le GAM dès ses origines. « Des étudiants viennent les consulter et nous alimentons régulièrement le musée de Mâcon en objets issus d’anciennes fouilles. »

Le GAM est très actif, le dernier exemple étant sa découverte de la tour Boucarde en plein cœur de Mâcon dont les vestiges étaient ignorés jusqu’à aujourd’hui. « Lors de la rénovation d’un bâtiment, nous avons été alertés sur la présence de gros murs en sous-sol. Nous avons pu faire des relevés, observer des traces de l’ancien rempart gallo-romain et sortir ainsi de l’oubli cette tour médiévale ! » L’association participe ainsi au repérage de sites inconnus pour alimenter la carte archéologique régionale.

Mais ce n’est pas tout ! « Avec l’association des carrières de la Lie à la Roche Vineuse, nous faisons aussi de l’archéologie expérimentale avec la reconstitution d’un atelier de tuiliers gallo-romains avec four, séchoir… afin d’accueillir sur le site des visiteurs, des classes, des étudiants… »

Qui peut dire que s’occuper de vieilles pierres ne concerne pas le présent ? Le projet sur lequel travaille le GAM avec l’association Polysémie contemporaine prouve le contraire. Il s’agit d’animer la rue Philibert La Guiche en plein centre-ville en évoquant son patrimoine : « Cela s’appellera « Une rue se raconte ». Nous concevons les kakemonos et la Ville les installera chez les commerçants. On invitera les passants à regarder de près les maisons et à découvrir l’histoire du lieu. Réunir les habitants, les commerçants, la Ville, voilà un beau projet collectif et actuel ! »