Hors stade avec Éric Delmas et Didier Goiffon

Quand on les croise, c’est plus souvent dans leurs bureaux ou sur le terrain, dossiers sous le bras. Le sport n’est pas leur métier, juste une passion, un exutoire, une bouffée d’oxygène. À pied ou à vélo, ils parcourent des kilomètres loin de leur univers professionnel. Rencontre avec Didier Goiffon, directeur de la Cave à musique à Mâcon, et Éric Delmas, directeur général délégué de SEMA 71.


Éric Delmas, entre trail et marathon !


Né dans une famille de cycliste, gamin, Éric Delmas accompagnait souvent son père sur les courses de vélo. Forcément ça donne des idées… sportives ! Il commence par le tennis, puis enchaîne avec le cyclisme et le triathlon pendant de longues années. « J’aime le sport tout simplement », confie le directeur de SEMA71. Avec la vie de famille, les enfants et le travail, il arrête complètement pendant dix ans, « si ce n’est un footing par semaine. »

Mais il y a sept ans, il éprouve le besoin de reprendre, il a plus de temps à lui aussi et rechausse les baskets pour des kilomètres et des kilomètres de course de fond. Au programme 4 à 5 courses par semaine, il prend même un coach à Clermont, où il retourne souvent. Membre des Milles Pattes, il fait en plus deux sorties minimum par semaine avec le club mâconnais, « c’est le soir et c’est bien pratique après le travail. Il y a un super état d’esprit comme dans le monde du trail où il y a cette entraide et cet échange avec les concurrents. »

Aujourd’hui, Éric Delmas fait 90 % de courses en trail, pour le reste il alterne entre Marathon, semi-Marathon et 10 km. « Ce que j’aime c’est courir, tout simplement ! » Après le Marathon de La Rochelle et du Mont-Saint-Michel, il a enchainé en 2019 avec celui de Rome. « J’aimerais bien faire celui de Boston avec les copains. En plus avec un chrono de 3 h 15 à Rome, j’étais qualifié puisque dans ma catégorie il faut faire moins de 3 h 20. » Il devra encore attendre un peu pour disputer le plus vieux Marathon du monde à cause du contexte sanitaire… « heureusement mon temps est valable deux ans ! Cette année un peu spéciale a été limité à quatre courses. »

En attendant de reprendre un rythme normal, il continue les entraînement et les trails, comme celui du Haut-Clunisois mi-octobre, 68 km et un dénivelé de + 2 430 m ! « Avec les années, je cours moins vite, mais plus longtemps. » Et pour encore longtemps !


Didier Goiffon, une bouffée d’oxygène en VTT et entre amis


Quand il ne fait pas monter des artistes sur scène, c’est lui qui grimpe… les sommets ! Dès qu’il a un peu de temps, Didier Goiffon s’offre un peu d’espace et de liberté… sur son VTT. Sportif depuis toujours, « du foot pendant longtemps comme beaucoup de gamins, puis du tennis, du judo, du kayak », le directeur de la Cave à musique s’est mis au vélo depuis plusieurs années. « Ça fait maintenant quinze ans qu’on se retrouve avec cinq-six amis d’enfance et qu’on organise chaque été un périple en VTT sur plusieurs jours, sans bivouac, mais juste avec le vélo, un sac à dos et le strict minimum. C’est à la fois sport et des retrouvailles entre amis avec ce côté convivial. C’est une petite semaine pendant laquelle on décroche du travail et de la vie de famille. »

À leur palmarès, la Grande traversée du massif Centrale, la Grande traversée du Jura, Pau Hendaye, le Pylat jusqu’à l’Ardèche aussi… « En général, on fait des circuits balisés, mais on sort aussi hors des sentiers battus, je pense notamment à un ce périple côté pays basque, avec du VTT et du VTM, ce qu’on appelle vélo de montagne, avec des endroits où on ne peut pas passer et on est obligés de porter et le sac et le vélo ! »

Pour préparer ces périples (entre 40 et 100 km par jour), Didier s’offre deux sorties par semaine dès le printemps. « C’es l’époque à laquelle je ressors le vélo. Et je coupe complètement à l’automne quand l’activité reprend pleinement à La Cave. C’est vraiment un cycle. » Direction les monts du Beaujolais et le col du Fut d’Avenas, un de ses terrains d’entraînement. « Ça monte un peu et ça me permet de progresser en montée et de garder le rythme aussi parce que si je ne fais pas ce genre de sorties, je ne tiendrai pas la distance lors de nos périples estivaux. »

Prochains défis : partir avec les copains… et les familles pour des itinéraires véloroutes. Avec toujours un objectif dans la roue : le plaisir et la convivialité. »