Hyperconnectés, c’est un jour sans... pour Théo Gouin


Il est le nouveau monsieur réseaux sociaux de la ville de Mâcon. Théo Gouin a succédé à André De Sousa, grand artisan du dynamisme de la ville sur les réseaux depuis cinq ans. Mâcon peut aujourd’hui compter sur une communauté de plus de 43 000 personnes sur Facebook… qui suivent l’actualité de la cité lamartinienne chaque jour… sauf le 28 février ! La date a en effet été décrétée Journée mondiale sans Facebook. Pas facile quand on travaille avec… What’s Up est allé à la rencontre du nouveau community manager.


Vous allez participer à cette journée ?

Je pense que je vais faire un post la veille pour renvoyer notre communauté sur Instagram et Twitter par exemple et en profiter pour développer ces autres canaux. Facebook est notre outil fort de communication, mais on a aussi 11600 abonnés sur Instagram et presque 7 000 sur Twitter.

Combien de temps passez-vous sur les réseaux chaque jour ?

Personnellement deux heures par jour, professionnellement quatre heures sur le mobile et en continu sur l’ordinateur puisque tous les réseaux sont ouverts toute la journée… en fond d’écran !

Plutôt Facebook, Twitter ou Insta ?

Twitter parce que c’est le plus authentique dans la manière de communiquer. Après, c’est une communauté très particulière qui se divise en deux groupes selon moi : les leaders d’opinion et les chefs d’entreprises d’un côté, et les 18-25 ans de l’autre. Une communauté super active, mais aussi hyper critique. C’est aussi la communauté la plus drôle et sur laquelle il faut s’appuyer puisque c’est elle qui fait vivre Twitter. C’est ce que j’essaie de développer en allant chercher des jeunes désintéressés par leur ville. Je discute avec humour pour capter leur attention et ensuite je leur donne des infos qui vont les intéresser.

C’est important ce côté décalé ?

Ça peut interpeller, mais ce n’est pas parce qu’on est une ville que l’on doit être austère et rigide. Si on veut capter l’attention, il faut avoir un ton adapté à la personne qu’on a virtuellement en face.

Quelle est la spécificité de chaque réseau ?

Facebook est assez général, on peut autant partager une information qu’un beau visuel de Mâcon. Insta, c’est une vitrine de Mâcon, de ses beaux endroits et du talent des Mâconnais en repostant leurs photos. Twitter, c’est surtout de l’interaction et de la conversation. Ça permet aussi d’avoir un rayonnement plus large. Snap n’était plus utilisé, mais on va le relancer pour aller capter les moins de 18 ans sur des animations notamment.

Quelles sont les qualités primordiales d’un community manager ?

Avoir de l’humour, avoir ce côté social, discuter autant avec une quinquagénaire qu’un jeune de 19 ans et donc savoir s’adapter et bien cerner les codes de chacun. Et puis évidemment une maitrise du digital.

Plutôt publications en masse ou post ciblés ?

Je suis adepte de l’authenticité et de la simplicité dans l’utilisation. Je ne programme pas beaucoup de post. La plupart sont faits en direct. Je ne me pose pas la question de savoir si c’est la bonne heure, je me mets toujours à la place du Mâconnais. Avant d’appuyer sur envoyer, la seule question que je me poserai, c’est est-ce que ça a un intérêt pour lui, est ce que je vais lui apporter quelque chose ?

Il y a une certaine pression quand on reprend une telle communauté ?

C’est plutôt un défi. J’ai eu la chance de gérer des comptes bien plus importants en nombre de fans, mais c’est bien plus intéressant de le faire pour la ville où je suis né. Et je suis fier de poursuivre le travail qui a été fait jusqu’à maintenant.

Vous vous souvenez de votre premier post sur Facebook ?

J’ai commencé avec Facebook en 2012, j’avais 13 ans et je crois que c’était des paroles d’une musique de rap !