Interview "Premières"... avec Stéphanie Freyer (EPAS Mâcon)


Premiers pas dans la danse. J’avais 2-3 ans, c’était avec le Foyer musical de Replonges, d’où je suis originaire. L’association proposait de la danse rythmique, et ma mère, qui était adhérente et bénévole, m’avait inscrite. Je ne voulais pas toujours y aller, mais elle a tenu bon et elle a bien fait ! C’est devenu une passion ! À 14-15 ans, j’ai commencé à me poser des questions. Jusque-là, j’étais surtout la bonne élève, je faisais tous les stages et les cours, mais c’est une prof de danse qui m’a dit que je pouvais en faire mon métier. Je suis entrée dans son école au Creusot en Internat pour apprendre plus, du modern jazz, des claquettes, du classique, du hip-hop. Et à 18 ans, je suis partie à Montpellier pour être danseuse, chorégraphe et professeur de danse. Ma passion est devenue mon métier.

Premières scènes. L’une de mes premières scènes professionnelles qui m’a le plus marquée, c’était le jour de mes 20 ans, sur la scène du Théâtre Mogador à Paris avec le chorégraphe, Bruno Agati. On était en première partie de Sylvie Joly, l’humoriste. J’ai aussi fait un spectacle à Versailles, autour du handicap. Je travaillais avec des personnes déficientes visuelles et on avait monté un duo, Danse avec mes yeux. Lui était malvoyant et moi je l’orientais dans l’espace. C’est une scène qui m’a touchée.

Premières années de l’EPAS. On a commencé à Saint-Étienne-sur-Chalaronne avec une première promotion en 2016, une opportunité que j’ai saisie et que j’ai développée. Je voulais proposer une formation pour que les jeunes ne soient pas obligés d’aller à Paris, une école pluridisciplinaire de danse, de chant et de théâtre. En avril 2018, on a eu une nouvelle opportunité, celle d’installer l’EPAS à Mâcon. On a développé notre réseau de professeurs et d’intervenants, nos ateliers de comédies musicales amateurs et nos stages pendant les vacances. À la rentrée, on aura entre 15 et 18 étudiants. L’idée est de leur donner le maximum d’outils et de disciplines pour qu’ils puissent créer leur propre projet et leur personnalité artistique.