L’Épicurienne, cuisine émotion et look rétro vintage

Vous les avez certainement croisées à Charnay, à Mâcon, à Solutré, à Romanèche-Thorins, Saint-Cyr-sur-Menthon ou encore Cormoranche ? Océane Meurre et son estafette sillonnent les routes du Mâconnais, de l’Ain et du Beaujolais depuis l’été 2021 et vous invitent à découvrir une cuisine créative et gourmande, 100 % faite maison. Avec à la carte du foodtruck L’Épicurienne : des plats élaborés et… des burgers qui le sont tout autant !


Épicurienne. 1. Féminin du mot épicurien, synonyme de bon vivant, qui aime la vie agréable et les petits plaisirs… 2. Foodtruck qui sillonne les routes du Beaujolais, de l’Ain et du Mâconnais pour régaler les papilles… Ici, les deux définitions conviennent avec un restaurant mobile qui met à l’honneur la cuisine émotion et faite maison et une cheffe qui adore la bonne chère et les bons petits plats depuis toujours… Océane Meurre est de ces passionnés qui sont tombés dedans depuis tout-petits. Comment pourrait-il en être autrement avec des grands-parents restaurateurs et un oncle pâtissier ?


Pourtant, à l’adolescence, c’est avec une toge et non un tablier de cuisine qu’elle voit son avenir. « Je voulais devenir avocate dans le droit pénal, faire carrière dans ce secteur d’activité avant de me reconvertir à la quarantaine… dans la restauration ! » Finalement, elle n’aura pas attendu aussi longtemps. Son bac général en poche et des études en économie gestion, la jeune femme, qui a grandi à Misérieux, obtient un BTS hôtellerie restaurant option hôtellerie de luxe et restauration haut de gamme : « Depuis toujours, je veux ouvrir mon restaurant, mon complexe hôtelier. Avec mes études générales, je voulais surtout avoir des bases solides pour m’ouvrir un maximum de portes pour la suite. »


À la sortie de son BTS, c’est surtout les portes des plus grands restaurants qui s’ouvrent à elle : L’Auberge Basque à Saint-Pée-sur-Nivelle, le Palace de Menthon à côté d’Annecy, chez Nadia Sammut, seule cheffe étoilée en France pour une cuisine gastronomique sans gluten, au château de Pizay aussi et dans des restaurants parisiens. « J’ai travaillé pendant trois ans en saison pour engranger un maximum d’expérience et découvrir plusieurs maisons. Pour ensuite ouvrir mon restaurant ». Mais comme beaucoup, le Covid et la crise sanitaire sont passés par là.


Océane ne se décourage pas pour autant, elle revoit ses plans et rajoute une étape à ses ambitions. Avant d’ouvrir son restaurant (idéalement dans le Lubéron), elle va lancer son foodtruck. « Mais attention pas n’importe lequel je voulais quelque chose d’original, autre chose que du fast-food, avec des produits locaux et du 100 % fait maison. » Le véhicule lui aussi est original : une estafette de 1979 qu’il a fallu repeindre et recouvrir, qui nécessite aussi chaque semaine un check-up pour éviter les mauvaises surprises.


Pari réussi. Depuis un an, le carnet de rendez-vous d’Océane ne cesse de se remplir, entre rendez-vous quotidiens en différents lieux (le mardi à Saint-Cyr-sur-Menthon, le mercredi à Romanèche), événementiels (les jeudi vendredi samedi et dimanche soir pour des repas d’entreprise, des fêtes de famille, des marchés…) et demandes de brunchs. Avec jusqu’à 400 repas par jour. « Je ne m’attendais pas à avoir un tel rythme de travail. Pourtant j’étais habituée aux belles cadences. Avec L’Épicurienne, je découvre moi-même le monde du foodtruck puisque je n’étais pas forcément adepte du concept. Je souhaitais montrer que l’on peut bien manger dans un foodtruck et le concept prend. »


Son succès, elle le doit à une cuisine créative et gourmande, une invitation au voyage culinaire avec des bons produits. « Au départ, sans se mentir, les gens viennent parce que le véhicule attire l’œil, mais si derrière il n’y avait pas la qualité, le goût et les produits frais, ils ne reviendraient pas ! Je me sers uniquement chez des producteurs locaux (viande, fromage, légumes, huile…), le pain est 100 % maison avec de la farine biologique et une pâte à brioche… Finalement, ce n’est pas moi qui fais le plus gros du travail, mais mes producteurs ! Mon travail est juste de sublimer leurs bons produits et de les mettre en avant. »


À la carte, une cuisine et des plats que l’on ne trouve pas ailleurs : des entrées, un plat du moment qui change toutes les semaines « pour proposer de la nouveauté, me faire travailler d’autres produits et ne pas stagner », quatre burgers réguliers (classique, curry, italien, végétarien), et un burger du moment renouvelés tous les quinze jours. « Quand j’ai commencé, je n’avais qu’un burger, sauf que je me suis rendu compte que cette partie prenait un essor grandissant, j’ai donc adapté mon offre à la demande des clients en diversifiant la gamme de burgers. Récemment, j’ai fait l’anniversaire d’une mamie de 70 ans, même elle tenait absolument à manger son burger… au foie gras celui-là ! »


Malgré ce plébiscite, Océane laisse quand même un plat par semaine à la carte « parce que ça me tient à cœur et parce que ça montre aussi que l’on trouve autre chose que des burgers dans un foodtruck, on peut manger ici comme dans un vrai restaurant avec entrée, plat et dessert. Et même les burgers sont différents : on a du « bon gras », du pain fait maison des supers produits ! » Même les frites étonneront les gourmets et gourmands. Pas de ketchup, ni de mayonnaise ici pour les accompagner, mais un mélange d’épices (tomates séchées paprika cumin curry origan herbes de Provence), plus light et original.


Toutes ces recettes sont celles de la jeune femme qui met à profit son expérience dans des grandes maisons, sa connaissance des saveurs, ses émotions et sa passion pour la cuisine. À 26 ans, le foodtruck n’est qu’un tremplin pour Océane, mais d’ores et déjà elle peut être fière du chemin parcouru : « Je ne suis pas féministe, mais quand même il y a un honneur en tant que femme de réussir en cuisine. C’est un milieu macho, dans ma promotion, par exemple, nous ne sommes que deux à continuer. Heureusement que j’ai un fort tempérament ! À mon âge, je suis encore une « gamine » dans le métier, mais j’ai mes idées, beaucoup adhérent à ma philosophie et à mon travail ! » Et ce travail Océane compte bien l’exporter dès l’année prochaine dans le Sud… et même jusqu’à Dubaï et les Émirats en compagnie bien sûr de sa fidèle estafette rétro vintage !


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