L’étiopathie ou comment soigner la douleur avec les mains


Quentin Laborie-Fulchic est étiopathe depuis quatre années. Installé à Mâcon, rue Rambuteau, il a aussi un cabinet à Lyon, dans le septième arrondissement. Fondée en 1963, cette thérapie manuelle est encore peu connue aujourd’hui. Pourtant elle soigne la majorité des pathologies courantes (douleurs articulaires, musculaires ; digestives…) grâce à des manipulations douces et précises. Explications.


Qu’est ce que l’étiopathie ?

C’est une thérapie manuelle non médicamenteuse. Les règles de traitement étiopathique sont la douceur, la précision, la non douleur et l’efficacité. Cette discipline repose sur une méthode d’analyse de la pathologie, via une approche logique et rigoureuse, qui permet de déterminer la cause (Aitia) de la souffrance (pathos) d’où son nom, afin d’agir directement sur celle-ci.

Quand j’ai découvert l’étiopathie, j’ai été séduit par deux choses : cela vient du reboutement, un travail manuel, réalisé avec simplicité et un résultat immédiat. La deuxième chose, c’est le raisonnement très cartésien : on cherche la cause, on manipule la cause et les effets de cette cause disparaissent. Pour exercer, j’ai suivi un cursus de six ans dans une des quatre écoles.


A qui s’adresse t-elle ?

A tout type de personne, de tout âge, du bébé au senior, du sédentaire au sportif. L’étiopathie traite un large spectre de pathologies humaines. L’âge ou l’état physique du patient n’est pas une contrainte. La prise en charge par l’étiopathe est spécifique et adaptée à chaque personne.


Que soignez-vous avec l’étiopathie ?

On va traiter au niveau digestif (ballonnements, digestion lente, troubles hépato biliaires,…), au niveau des maux de la colonne vertébrale (névralgie, torticolis, cervicalgie, lombalgie, lumbago, cruralgie, pubalgie…) l’appareil locomoteur (entorse, foulure, tendinite, canal carpien, douleurs articulaires…), les pathologies ORL, le système circulatoire (jambes lourdes, crampes…), les céphalées, les migraines, les troubles du sommeil, anxiété, les troubles gynécologiques et génito-urinaires, les troubles respiratoires (trachéite, bronchite, asthme…) et tous les troubles du bébé.

En revanche, les maladies génétiques, dégénératives, invasions microbiennes graves et lésions irréversibles,… ne sont pas pour nous. Nos frontières, nos limites, ce sont les urgences médico chirurgicales et les atteintes structurales trop évoluées. Une fois qu’on les a détectées, on oriente le patient vers le médecin ou le spécialiste compétent.


Concrètement, comment se passe une consultation ?

En ce qui me concerne, elle commence dès la prise de rendez-vous. Un contact rassurant, lors duquel je peux renseigner le patient et déterminer le moment opportun pour fixer le rendez-vous.

La consultation se déroule en trois étapes. D’abord, il y a l’anamnèse, le moment où l’on recueille les antécédents médicaux du patient. On prend connaissance de son état général qui sera le point de départ de notre raisonnement et de la compréhension des phénomènes. L’anamnèse nous permet de détecter s’il y a des contre-indications à la manipulation car il faut savoir savoir qu’on ne manipule pas n’importe comment n’importe qui.

Puis le patient m’explique son motif de consultation. Où il a mal, comment c’est arrivé, depuis combien de temps, de quelles pathologies souffrent-ils ? Ensemble, nous allons préciser ces phénomènes, le territoire exact de ses douleurs, quels troubles fonctionnels il présente.

Ensuite, je fais le diagnostic étiopathique grâce à un examen clinique rigoureux du patient. Nous allons mettre en évidence la cause de la pathologie avant la dernière étape : le traitement étiopathique. On réalise alors des manipulations mécaniques précises en respectant la règle de non douleur.


Et côté manipulation ?

Le traitement étiopathique est spécifique, il s’adapte à chaque patient et prend évidemment en compte les appréhensions. On manipule doucement la cause du problème, la manipulation est précise sans douleur. Il y a une efficacité immédiate. Par exemple, quand on débloque une articulation, il y a un soulagement qui est quasi immédiat. Quand le patient se lève de la table, il sent une différence, il est relâché, il a une sensation de légèreté. C’est une réponse à la thérapie manuelle en général.


Combien faut-il de séances ?

On voit les patients entre une et cinq fois en moyenne, selon les pathologies à traiter. Je les revois sous une quinzaine de jours quand c’est nécessaire, puis les consultations s’espacent dans le temps. En revanche, j’accorde une importance particulière au suivi du traitement de mes patients, je reste disponible pour répondre à leurs interrogations tout au long de leur traitement. Par ce simple appel, je les rassure et je peux décider ensemble des suites du traitement.

En somme, de part son raisonnement logique et systémique, et sa vision très mécanique du fonctionnement du système biologique humain, l'étiopathe se veut un mécanicien du corps humain. On identifie ce qui dysfonctionne, on agit mécaniquement sur la cause qui engendre cette dysfonction, et les phénomènes décrits par le patient disparaissent progressivement dans le temps.


Contact : 106, rue Rambuteau à Mâcon. Tél. : 06 80 84 31 15.