L’EPAS sous le feu des projecteurs

L’École professionnelle des Arts de la Scène a ouvert ses portes à la rentrée 2016, à Saint-Étienne-sur-Chalaronne dans l’Ain. What’s Up avait à l’époque rencontré sa directrice et fondatrice, Stéphanie Freyer… Depuis l’école a bien grandi et continue de former chaque année de jeunes artistes… mais de l’autre côté de la Saône !


Fabrice Gautier

Après deux ans au cœur de la Dombes, l’EPAS a en effet rejoint Mâcon et le centre omnisports en 2018. C’est là qu’une vingtaine d’étudiants se forment chaque année à la scène et suivent un enseignement pluridisciplinaire incluant de la danse, du chant et du théâtre. Un socle commun indispensable comme l’expliquait déjà il y a quatre ans la directrice, attirée par la diversité des styles : « Le travail du corps dans la danse sert le comédien et le chanteur. Le travail de l’interprétation en théâtre est lui aussi important pour le danseur. »

Aujourd’hui, huit professeurs permanents interviennent ainsi chaque semaine. Une vingtaine d’autres interviennent de manière plus ponctuelle sur des temps spécifiques et des spécialités comme le mime, la danse jazz, le hip-hop les ateliers vidéo, le développement personnel, l’écriture de chansons… L’objectif étant de proposer une formation complète pour permettre à chacun d’être capable de monter ses projets et d’être autonome dans les étapes de la création et la pérennisation d’un projet culturel.


Si le nombre d’intervenants et de cours s’est pas mal développé depuis la création de l’école, la philosophie de l’Epas, elle, n’a pas changé avec une formation de qualité et un encadrement familial. « On restreint volontairement le nombre d’étudiants à vingt sur les trois années de formations pour la qualité des enseignements. On veut que chacun ait du temps sur les plateaux, du coaching individualisé. On drive vraiment les étudiants tout au long de l’année sur leur projet personnel. Accorder du temps à chacun est primordial et c’est aussi ce qui plait à nos professeurs ! Cela valorise d’ailleurs l’Epas par rapport à d’autres écoles. »


Loin de Paris, l’Epas propose également un enseignement de qualité… avec, par exemple, des professeurs comme Louis Delort (coaching vocal, The Voice, comédie musicale 1789 Les Amants de la Bastille) et Mélanie Guth (pour la préparation aux castings, écriture et mise en scène, actrice dans Plus Belle la vie ou Apprendre à t’aimer). « On sait qu’on a des jeunes qui viennent à nous parce que justement ce n’est pas Paris, ici on peut leur proposer 6-8 spectacles par an, avec une certaine proximité et un encadrement à l’échelle humaine qui rassurent même les parents. On continue également de suivre les étudiants qui sortent de l’école, certains ont ouvert leur entreprise de coaching vocal, d’autres ont enregistré en studio ou travaillent dans la vidéo. On a vraiment des jeunes qui restent dans la dynamique et passent des castings, même si ceux-ci sont moins nombreux depuis un an… »


En plus d’offrir une meilleure accessibilité (transports et logement pour les étudiants) et visibilité à l’école, le déménagement sur Mâcon a permis de nouer quelques partenariats intéressants. « Le projet a pris une autre tournure depuis qu’on est ici, je suis forcément ravie. Et la rentrée se profile bien ! »


Si les cours (un temps délocalisé à La Cave à musique) se déroulent au Centre omnisports, la MJC Héritan a ouvert sa scène pour les spectacles de l’école. « On a aussi un partenariat avec Les Vendanges de l’Humour qui nous accueille depuis 2017 pour des premières parties, ainsi qu’avec La Cave à musique qui assure des interventions dans le cadre de la formation autour du son, de l’enregistrement en studio et des supports de communication. Elle nous a aussi accueillis cet hiver, du fait de la fermeture du Com dédié à la vaccination, pour nos Cartes blanches, ces spectacles seuls en scène avec de la danse, du chant et du théâtre, écrits par les jeunes pour valider leurs trois années d’études. »


Ces partenariats vont bien sûr se pérenniser, mais l’Epas a d’autres projets. « Ce qu’on aimerait surtout, même si ce n’est pas pour demain, c’est acquérir un lieu, notre lieu avec différentes salles, pour que l’Epas ait pignon sur rue à Mâcon parce que c’est une ville où l’on se sent bien. C’est un gros investissement que l’on ne peut pas faire de suite, mais peut être que cela sera possible un jour… Cela permettrait aussi de nous projeter sur d’autres choses, de développer les stages pour les enfants et les adultes pendant les vacances scolaires, de donner un autre élan à l’école ! Mais on avance un pas après l’autre comme on l’a toujours fait. Cela a marché jusqu’à maintenant et on souhaite que cela continue ainsi ! »


En attendant, l’Epas a deux grands rendez-vous en cette fin d’année : la présentation de son spectacle Ginsburg (le vrai nom de Serge Gainsbourg) qui retrace la vie de l’artiste, ses œuvres, ses muses, ses démons, ses passions… le dimanche 20 juin sur l’esplanade Lamartine à Mâcon, devant 430 personnes dans le cadre de la Fête de la musique. Et mi-juillet avec la troisième phase d’auditions pour la rentrée prochaine : une semaine du 12 au 16 juillet avec vingt heures de cours pour préparer l’audition en fin de cycle.


Info pratique sur le site https://epas.pro/ ou par mail contact@epas.pro