La grande famille des Pattes blanches

Depuis 2016, l’association Pattes Blanches 01 et 71 accueille et sauve des chatons, des chattes et leurs portées, des chats adultes et mêmes des chiens abandonnés et des NAC (nouveaux animaux de compagnie). Et tout cela grâce à un réseau de familles d’accueil qui biberonnent, soignent, sociabilisent et chouchoutent ces animaux. Grâce aussi et surtout à une présidente passionnée, disponible et investie, plus que tout autre bénévole au grand cœur !


« Si vous me lancez sur le sujet, je peux vous en parler pendant des heures… » Florianne Chapelle n’avait pas menti ! Quand on évoque avec elle l’association, les animaux, la protection animale, le temps et les minutes s’écoulent à une vitesse. Entre anecdotes, petites histoires et souvenirs, la présidente des Pattes Blanches raconte chaque moment avec beaucoup de passion. Cette passion qui l’anime depuis son plus jeune âge et qu’elle tient de sa grand-mère. « Gamine, je me souviens que je sauvais déjà toutes les petites bêtes que je pouvais et qui en avaient besoin. » Des pigeons et des oiseaux blessés et récupérés dans les rues de Mâcon à l’époque. Des chatons et des chats adultes ensuite.


En 2012, quand elle ouvre sa boulangerie à Mâcon, Flo rencontre Audrey, qui deviendra sa meilleure amie. Elles ont la même passion : les animaux et leur bien-être. Ensemble, elles commencent à recueillir un, puis deux, puis trois… chatons. Les prises en charge s’intensifient et les deux jeunes femmes entament des démarches pour créer leur association. Le 1er décembre 2016, les Pattes blanches 01 et 71 sont nées. Et avec elles de nombreuses adoptions.


Parties à deux, Flo et Audrey voient en effet rapidement leur réseau s’agrandir. « On a rencontré des adoptants qui nous ont dit : si vous avez besoin d’un coup de main pour prendre en charge des chatons, on peut vous aider ». Et c’est ainsi que de deux familles d’accueil, l’association en compte aujourd’hui vingt. Vingt parmi lesquelles Nadia, « mon âme sœur » et trésorière de l’association, et Kévin, secrétaire.


« On ne pensait pas que ça prendrait cette ampleur, souligne Flo. Malgré ce développement, on a réussi à garder le même esprit familial. On ne veut pas être une grande asso où les familles d’accueil ne se connaissent pas. De la même façon, on reste présent après l’adoption si besoin de conseils ou autres. Les Pattes blanches, c’est une vraiment grande famille, c’est aussi pour cela qu’on a une limite de prises en charge pour ne pas être débordés. » Débordés non, mais bien occupés avec depuis 2016 quelque 600 animaux sauvés et recueillis, dont 90 % de félins, quelques chiens et NAC.

Les familles s’occupent en effet des animaux chez elles, comme un des leurs. Elles les biberonnent, les soignent, pansent leurs blessures de la vie, les sociabilisent aussi pour qu’ils puissent rejoindre dans leur nouvelle famille pour la vie. « Chaque adoption est remplie d’émotion. Régulièrement, je verse ma petite larme, il m’arrive même de fondre en sanglots. On nous demande comment on fait pour les laisser partir, c’est un peu dur de s’en séparer. Émouvant oui, mais pas triste parce qu’ils partent pour vivre une vie remplie d’amour. Et puis à chaque adoption, on sauve deux chatons : celui adopté et celui dehors qui attend pour prendre la place qui se libère dans la famille d’accueil ! »


Tous les animaux partent pucés, déparasités et vermifugés. Les frais d’adoption permettent de rembourser les frais vétérinaires d’identification et de stérilisation (si ce sont des chats adultes). Pour le reste, l’association paie tout seule : « Si on doit emmener un chaton chez le vétérinaire pour des soins, on ne demande pas de supplément aux adoptants. Les économies, on les fait sur des opérations caddie et des dons alimentaires. Et les appels aux dons financiers sont rares, sauf extrême urgence. » Les Pattes blanches, association d’intérêt général qui ne bénéficie d’aucune subvention publique, organisent également une tombola et la vente d’un calendrier pour se constituer une petite trésorerie. Sans oublier les marchés de Noël de Fleurie et Neuville-les-Dames.


Entre 100 et 150 animaux sont sauvés chaque année, dans un triangle Mâcon-Bourg-Villefranche. Un chiffre qui augmente constamment et 2022 s’inscrit malheureusement dans cette triste dynamique. « Chaque année, on récupère des chatons et des portées, on stérilise la maman, des chattes errantes et sauvages aussi. On se dit que grâce à ça, on va avoir de moins en moins de chatons, de moins en moins de femelles qui se reproduisent. Finalement ça recommence toujours et encore. Malgré les messages des associations de protection animale, les images que l’on peut voir passer de chatons abandonnés et malades, les gens ne prennent pas conscience de l’importance de la stérilisation pour le bien-être des animaux ! ». Qu’on se le dise… encore et encore !


Les actions à venir

Opération caddie chez Cap animal à Mâcon les 8, 9 et 10 septembre, calendrier des Pattes Blanches en octobre, et les marchés de Noël de Fleurie et Neuville-les-Dames en décembre.


Un coup de patte ?

Pour suite l’actualité et aider Les Pattes Blanches, prise de contact sur le groupe public Facebook : Association Pattes Blanches 01 et 71. Pour aider l’association, il est possible de faire des dons d’alimentation, de lait maternisé, de litière, de matériel ; des dons financiers aussi (toutes les modalités sur la page de l’association)


Une famille d’accueil témoigne…


Jeanine est famille d’accueil depuis deux ans et demi. « Ma sœur n’était déjà et ce virus est vite contagieux ! » Plus sérieusement, son choix de s’impliquer dans l’aventure était évident après avoir rencontré Flo, la présidente : « J’ai aimé son engagement, son implication, sa façon de gérer d'une main de maître ses troupes en arrivant à créer une cohésion entre ses familles d’accueil, en nous impliquant dans toutes les étapes des sauvetages, en créant entre des gens d'horizons totalement différents une écoute, une entraide, un but commun. Et puis l’équation est simple : « Des petites bêtes ont besoin de toi et toi tu aimes les petites bêtes donc banco ! »

Comme chaque famille, Jeanine a un rôle bien précis dans l’association : « Je biberonne, je sociabilise des petits, j’essaie de sauver des cas compliqués ! On remet sur pattes des boiteux si j'ose dire, on apporte des soins, on veille et on s'aide entre familles d’accueil. Ce que j'apprécie, c'est que nous avons notre mot à dire sur le choix des adoptants, on connaît nos animaux comme ils vivent chez nous. Et il y a une grande confiance et de véritables échanges entre tous. »

Mais son implication ne s’arrête pas là. Elle essaie aussi de sensibiliser à la stérilisation, à la vaccination chez les adoptants et via les réseaux sociaux. Et de rajouter avec humour : « Je reste dispo aussi pour le « SAV » si les adoptants ont besoin de conseils ! »