La Wine School by Fabrice Sommier est ouverte à Mâcon


Après plus de deux décennies à Vonnas, chez Georges Blanc et de beaux souvenirs personnels et professionnels, Fabrice Sommier a choisi de tourner la page et de réaliser un de ses rêves : vivre de sa passion pour les vins et spiritueux. Le sommelier Meilleur Ouvrier de France a créé son institut de dégustation, la Wine School, à Mâcon… Un lieu convivial, formateur et adapté à tous.


Le 17 mars 2007, Fabrice Sommier remporté son titre de MOF. Le 17 mars 2021, il coupait le traditionnel ruban tricolore et inaugurait son école du vin. Symbole ou superstition ? Les deux très certainement, comme le confirme le Berrichon d’origine : « J’aime les symboles et je suis quelqu’un de très superstitieux, j’avais donc envie de faire quelque chose ce jour-là, même si les cours n’ont commencé qu’une semaine plus tard ! » La Wine School by Fabrice Sommier est en effet ouverte depuis le 22 mars au 29, boulevard Général Leclerc à Mâcon.


Cet institut de dégustation et de découverte unique et ludique, c’est un peu comme un rêve de gosse. « J’ai toujours eu dans un coin de ma tête cette envie de transmettre ma passion autrement, de façon un peu décalée aussi. Quand on est Meilleur Ouvrier de France, la transmission fait partie de notre ADN, c’est dans les gênes, c’est une des choses pour lesquelles on vibre et on vit. À 50 ans, c’est le moment où on se pose plein de questions et c’était aussi le moment pour moi de passer le cap. Les confinements ont sûrement été des déclencheurs aussi. Toutes les planètes étaient alignées pour que ça se fasse. J’ai envie aujourd’hui de me faire plaisir, de transmettre des bonnes informations, des anecdotes, des années de vie et de prendre le temps pour le faire ! »


Dans son rêve le plus fou, Fabrice avait imaginé la maison idéale pour accueillir son projet : grande, avec une énorme baie vitrée, une belle vue, si possible au milieu des vignes.

« Comme une maison de campagne où les gens se sentiraient bien. Une maison majestueuse », l’idée était que ce soit beau aussi. Les gens viennent d’abord parce que c’est beau, ensuite parce que c’est bien, pour l’ambiance. » Il visite beaucoup de choses dans le Mâconnais, le Clunisois, un peu dans le Beaujolais aussi « parce qu’il ne faut fermer aucune opportunité. » Et trouve cette maison de maître à Mâcon, à proximité de tous, au carrefour de la civilisation du vin. « Il n’y avait pas de vigne, mais on était très proche de ce que je souhaitais et je me suis tout de suite projeté. La municipalité de Mâcon a tout de suite été à l’écoute et adhéré au projet. »


La maison est en plus très bien entretenue. Seuls quelques petits travaux sont nécessaires pour aménager les pièces. L’extérieur, en revanche, nécessite plus de temps pour créer un accès parking avec douze places, créer un jardin avec deux pergolas et une rampe PMR pour accueillir du public. Deux rangs de vignes avec dix cépages différents seront également plantés. Et mi-mars, le rêve peut devenir réalité… La Wine School est née avec un maitre-mot, la transmission !


Transmettre oui, mais à qui et comment ? « À tous ceux qui ont envie d’apprendre, répond Fabrice Sommier. Beaucoup de particuliers me demandaient où prendre des cours de dégustation, si ça s’est développé dans les grandes villes, Mâcon qui est pourtant une appellation de vin n’avait pas son école. » Amoureux du vin, amateurs et confirmés, se retrouveront autour de trente ateliers qualitatifs. Des ateliers animés par lui-même et pensés « non pas comme une série qui se suit, mais comme des épisodes que l’on peut suivre sans forcément avoir vu le premier ou le deuxième. »


Parmi ces ateliers, très éclectique, avec des groupes de douze personnes de tout niveau et de toute connaissance, les quatre marches fondamentales du vin (la dégustation, les arômes, la France et ses régions vinicoles, le monde et ses continents du vin), les quatorze régions viticoles françaises (le Languedoc et le Roussillon étant séparés), un tour du monde des vins et les sept familles de spiritueux (Armagnac, Calvados, Cognac, eaux de vie blanches, liqueurs, marcs et fines, rhums). Chaque atelier, réalisé dans un espace entièrement dédié avec écran géant, panorama et vibliothèque, va durer entre deux et trois heures, avec entre six et neuf vins dégustés. À l’issue de chacun d’eaux, un carnet collector, synthèse de l’atelier, sera remis au participant.


Et comme un arc peut avoir plusieurs cordes, l’idée de cette école du vin est aussi de séduire des professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et plus spécifiquement de la sommellerie avec des modules de formation traditionnels et personnalisés (s’adaptant par exemple à la carte des vins de restaurant), ainsi que les entreprises avec des séminaires ou des événements privés (lancement de produit, team building, exposition…). Des balades œnologiques seront également organisées… à bord d’un authentique taxi anglais ! « J’ai toujours rêvé d’en avoir un et je me le suis offert ! Je vais faire découvrir le vignoble du Mâconnais et du Beaujolais autrement avec des visites de domaine et de la géodégustation par petits groupes. Et j’ai encore beaucoup d’idées comme des thématiques sur le cigare, le saké ou les vins de Porto. J’ai créé trente ateliers, j’aurais pu en faire cinquante. Je réfléchis à tout ce qu’on peut me demander, il ne faut jamais dire oui ou non sans avoir réfléchi au préalable. »


La Wine School va également s’ouvrir aux enfants ! Récompensés en 2017 par le Trophée Gosset Celebris de l’initiative solidaire et culinaire, les ateliers pour les enfants feront partie des rendez-vous incontournables. Une expérience inédite basée sur la découverte et la gourmandise. « J’ai emmené mes deux garçons dès leur plus jeune âge au restaurant et j’ai toujours été bluffé que l’on fasse attention à ce qu’ils mangent, mais pas à ce qu’ils boivent. Au mieux de l’eau, au pire des sodas. En jouant sur les accords avec des jus de raisin, de cépage, de localisation, servis dans des beaux verres, je vais initier les enfants au goût et au bon goût. C’est important ! J’ai mis en place ces ateliers pendant dix ans chez Georges Blanc, et certains enfants demandaient à revenir parce qu’ils aimaient cela. La dégustation permet de mettre des mots sur des émotions et d’apprendre. Et à tout âge, on apprend de tout le monde ! »