Le Département a pris la voie de l’apprentissage

L’insertion professionnelle des jeunes est un axe prioritaire du Département de Saône-et-Loire, notamment avec l’apprentissage qui peut être pour eux une vraie opportunité de réussite professionnelle. Depuis 2015, quarante-sept apprentis ont ainsi intégré le Conseil départemental. Rencontre avec deux d’entre eux, Margot et Arthur…

Si chaque année, le bus de l’apprentissage sillonne les routes et les collèges de Saône-et-Loire pendant un mois pour aller à la rencontre des jeunes leur présenter l’apprentissage, promouvoir ses valeurs et les nombreuses opportunités qu’il propose, le Département de Saône-et-Loire n’arrête pas là son action. Depuis plusieurs années, en effet, il s’engage à faciliter la découverte du monde de l’entreprise aux collégiens en ouvrant notamment ses métiers aux apprentis.


ENRICHISSANT ET FORMATEUR

Une collectivité comme le Conseil départemental, c’est cent dix métiers. Soit autant de possibilité de recruter des apprentis dans des services différents. Quand il est arrivé à la présidence du Département, André Accary a tout de suite voulu développer cet axe d’insertion professionnelle. “Je souhaite que chaque fois que c’est possible, on se pose la question de savoir si on peut mettre quelqu’un en apprentissage. On a tellement dévalorisé cette filière, c’est dommage. Je suis convaincu que c’est une voie vertueuse, intéressante et motivante. Les jeunes qui rentrent en apprentissage n’ont pas de souci pour trouver un emploi. Et puis, quand vous entendez les témoignages positifs de ces jeunes, il faut absolument continuer à creuser cette filière.”

Parti quasiment de zéro à l’arrivée du président Accary (il n’y avait alors qu’un apprenti dans les services), le Département compte aujourd’hui vingt-deux postes dans ses effectifs. Quatorze apprentis étaient présents à la rentrée 2019, dont trois en situation de handicap.


Margot est apprentie au Département depuis octobre dernier. Après des études en restauration, la jeune fille, originaire de Tournus, a choisi de changer complètement de voie. “J’avais envie de travailler en contact avec les gens, dans l’animation notamment. J’ai commencé par travailler dans un centre de loisirs pour obtenir mon Bafa. Et puis j’ai eu cette l’opportunité d’entrer au Conseil départemental. J’avais d’autres choix, mais j’ai été séduite par ce qu’on me proposait. Aujourd’hui, je suis apprentie animatrice du Conseil départemental des jeunes. Je m’occupe du projet depuis son lancement en animant les réunions dans les collèges, en guidant et en accompagnant les élèves, je fais des recherches dans des domaines tels que l’environnement ou la protection animale, je prends contact avec des interlocuteurs professionnels…”

Accompagnée par sa tutrice, Fabienne Dauvergne, Margot travaille également sur les dispositifs La Saône-et-Loire fait sa presse et Do you speak Basket. En contrat jusqu’en juin 2021, elle dresse déjà un bilan plus que positif : “J’apprends beaucoup en mettant un pied dans le monde de l’entreprise. L’apprentissage est très enrichissant et je le conseille vraiment aux jeunes qui ont des difficultés avec l’école et qui ont déjà une idée de ce qu’ils veulent faire.”


Arthur prépare lui aussi un BP Jeps. Après un Bac ES, le Clunisois avait le choix entre des études de Staps et ce diplôme. Il a rapidement choisi de rejoindre les services du Conseil départemental : en octobre 2018, il devient apprenti éducateur sportif, “un pas concret et une intégration directe dans le monde du travail.” Il participe aujourd’hui aux nombreuses animations sportives mises en place par le Département.

Aidé par son tuteur, Yan Meyer, il enchaine les réunions, le travail administratif, l’écriture de compte rendu, et le travail sur le terrain et dans les complexes sportifs. “Beaucoup de personnes pensent qu’on n’apprend pas en apprentissage parce qu’on est moins à l’école. Mais c’est faux ! Tous les jours, on apprend au contact du monde du travail, on grandit, on se forge le caractère parce qu’on a des responsabilités et on fait ce qu’on aime. À la sortie, on aura cette expérience non négligeable qui nous a fait grandir.”