Lou-Anne Lorphelin : « Je crois au destin… »


Miss Bourgogne en octobre, la Charnaysienne Lou-Anne Lorphelin représentera la région au concours de Miss France 2021 le 19 décembre prochain. Plongée depuis fin novembre dans la préparation de cette élection, la jeune femme s’est confiée à What’s Up avant de vivre la vie de château à Versailles et de tenter de décrocher la précieuse couronne…


Lou-Anne, vous aviez 15 ans en 2012, comment aviez vécu l’élection de Marine ?

J’étais très fière d’elle, très heureuse. On ne s’y attendait pas forcément. C’est vraiment le soir même, en la voyant sur scène que l’on s’est dit qu’elle pouvait gagner. C’est toujours difficile de réagir parce que Marine, je la vois toujours et avant tout comme ma sœur, je n’ai pas forcément de point de vue objectif sur sa beauté, sa prestance, son charisme. En ce qui concerne l’après élection, avec ma famille, on a très bien vécu tout ce qui s’est passé ensuite parce qu’elle n’a eu que des critiques positives, on n’a eu que des encouragements, des félicitations et des mots très gentils.


Déjà à l’époque, certains regards avisés nous avaient prévenu que vous pourriez vous aussi être un jour une de ces prétendantes au titre de Miss France…

A ce point là, je ne m’en doutais pas du tout ! Je m’en rends compte aujourd’hui parce que beaucoup de personnes m’en parlent, mais je n’étais absolument pas au courant de ce que les gens disaient sur moi. Le comité Miss Bourgogne m’avait juste contactée via les réseaux sociaux pour m’expliquer comment se passaient les choses si un jour je voulais me présenter…



Vous avez pris la décision de vous présenter seule. Qu’est-ce qui vous a décidé à franchir le pas ?

Je pense qu’avant j’avais tout simplement peur des critiques, je n’étais pas assez armée, moralement, psychologiquement pour faire face aux critiques comme celles que je peux avoir aujourd’hui par rapport à ma sœur, ce manque de légitimité par exemple. Sans parler de déclic, c’est peut-être une idée enfouie que j’ai ressortie cette année. Je ne me suis pas posée la question plus tôt, peut-être parce que j’étais trop prise. J’avançais tout simplement dans ma vie. Cette année, voyant que j’aurai plus de temps, j’ai décidé de me lancer.


Au lendemain de votre élection à Miss Saône-et-Loire en mars dernier, vous aviez hâte d’aller à la rencontre du public…

Et je n’ai rencontré personne avec le contexte si particulier ! C’est frustrant, j’avais vraiment envie d’en profiter et de découvrir ce monde. J’avais cette chance d’être Miss Saône-et-Loire, je pouvais alors voir si cela me plaisait, si cela me correspondait, commencer aussi à faire des petits événements et entrer en douceur dans ce monde là. Et en fait, tout a été arrêté et je n’ai rien pu faire avant septembre. J’ai vraiment l’impression de ne commencer mon aventure que depuis Miss Bourgogne, il y a tout une partie que je n’ai pas faite et c’est un plus gros choc de passer d’une personne lambda à une miss régionale qui doit se préparer pour Miss France. C’est un très grand pas d’un seul coup. Je suis entrée directement dans la médiatisation, la préparation. Cela demande aussi beaucoup de temps, c’est un chamboulement beaucoup plus intense.


C’est une année particulière et elle le sera jusqu’au bout…

Cette année, il n’y aura pas de voyage, ce sera en effet Versailles ! Après, sincèrement pour le voyage, compte tenu du contexte sanitaire, j’étais certaine qu’il n’y en aurait pas cette année, donc il n’y a aucune frustration, ni aucune tristesse de ce côté-là. Ce n’était pas une de mes attentes quand je me suis lancée dans cette aventure.



Qu’est ce qui a changé, dans votre vie, depuis votre élection ?

J’ai toujours été étudiante et j’ai essayé de greffer quelques événements en parallèle, avec deux événements en septembre en tant que Miss Saône-et-Loire notamment, un shooting photo officiel pour Miss Bourgogne et la préparation à Miss France. La journée, je suis étudiante, le soir plutôt Miss à gérer mon planning. Il y a eu peu de choses certes, mais mon quotidien n’a pas vraiment changé. J’ai plus de messages et d’encouragements sur les réseaux sociaux, ce qui me fait chaud au cœur, mes amis et ma famille sont à fond. Je suis aussi plus présente sur les réseaux, car j’ai beaucoup de choses à partager, les gens veulent suivre mon aventure, me découvrir en amont de l’élection tout simplement.


Qu’est-ce qui peut faire votre force aujourd’hui ?

Mon côté vrai, spontané et bienveillante ! Je ne calcule rien, je veux juste profiter des choses quand elles arrivent, au jour le jour. Je prends aussi beaucoup de recul et je crois au destin. Si je dois avoir cette couronne je l’aurais, si je ne dois pas l’avoir je ne l’aurais pas.


Etre miss n’est pas votre rêve de petite fille, c’était quoi alors votre rêve ?

C’est bête, mais je n’en avais pas ou je ne m’en souviens pas ! Il faudrait demander à mes parents si à 5 ans je leur disais des choses à ce sujet. Je suis quelqu’un de très réaliste et peut-être que très tôt, j’ai su que tout n’était pas réalisable. J’essaie juste de faire ce que je veux dans ma vie. Je me donne les moyens de faire ce que je veux plutôt que de rêver quelque chose et être déçue de ne pas l’avoir. Après, c’est vrai que même si Miss France n’était pas un rêve de petite fille, c’est aujourd’hui devenu un objectif, parce que c’est une super belle aventure, une parenthèse un peu enchantée dans une vie.


A propos...

Lou-Anne Lorphelin est née à Mâcon et a grandi à Charnay. Après avoir fréquenté le collège et le lycée de Mâcon, elle est ensuite partie à Lyon, à Paris et à Grenoble pour ses études. A 23 ans, elle est aujourd’hui en école de commerce, en Master 2, marketing et business avec une spécialisation management, en alternance pour le groupe L’Oréal.

La petite sœur de Marine Lorphelin, Miss France 2013, a fait beaucoup de danse, une vraie passion mise entre parenthèses pour ses études. « Aujourd’hui, je fais principalement du fitness, j’aime les cours axés sur la danse, avec de la musique, comme la Zumba. »

Persévérante et déterminée, quand la jeune femme fait quelque chose, c’est à fond : « Je suis bélier, donc je fonce, je réfléchis après. C’est ma personnalité ! Je suis aussi assez drôle et joyeuse. J’aime rigoler, discuter, rencontrer de nouvelles personnes, c’est aussi pour cela que j’ai fait les Miss. »

Lou-Anne Lorphelin a été élue Miss Saône-et-Loire en mars dernier et Miss Bourgogne en octobre.