Mâcon Terre de jeux 2024


Un an après avoir obtenu le label « Terre de jeux 2024 », la ville de Mâcon est officiellement devenue centre de préparation aux Jeux Olympiques et Paralympiques pour cinq disciplines sportives. Des délégations étrangères d’athlétisme, d’équitation, d’aviron, d’escrime et de lutte pourront choisir la cité lamartienne pour s’entrainer pendant les quatre années précédent les Jeux…


Combien de villes peuvent aujourd’hui se targuer d’avoir vu naitre et grandir des grands champions nationaux, européens, mondiaux ou olympiques ? Peu… et Mâcon est en bonne place dans cette courte liste. Antoine Griezmann, Barbara Barthet, Maryvonne Icarre, Sandrine Martinet-Aurières, pour ne citer qu’eux, ont fait rayonner la ville et la qualité de la formation mâconnaise bien au-delà des frontières lors des plus grands rendez-vous sportifs.

Mais cette réussite est aussi la récompense d’années d’efforts au quotidien et d’investissements pour développer les infrastructures sportives. Depuis 2001, de nombreux travaux ont en effet été réalisés et des fonds investis dans de nouveaux équipements permettant aux jeunes sportifs du bassin mâconnais de pratiquer diverses disciplines dans les meilleures conditions. La Ville de Mâcon peut aussi régulièrement accueillir des grandes compétitions internationales : Tour de France, Jumping international, Grand prix motonautique, Régates internationales…


Terre de sport et de champions

Enfin, la situation géographique de la ville a grandement contribué à cette décision. Bien desservie en matière d’axes de communication avec l’autoroute et le TGV, Mâcon est devenue l’un des principaux carrefours de l’Europe.

Expérience d’accueil d’équipes sportives de haut-niveau, infrastructures modernes et de grande qualité, réseaux de transport, parc hôtelier important, offre de restauration adaptée aux athlètes… Tout était donc réunion pour faire de Mâcon une Terre de jeux 2024. Les équipements sportifs mâconnais figureront donc sur le catalogue des centres de préparation proposé aux délégations internationales début 2021. Bien sûr cet avis favorable du comité n’assure pas la venue de celles-ci. Il leur appartiendra en effet de faire le choix, parmi cette liste, des centres de préparation qui accueilleront leurs athlètes suivant leurs besoins spécifiques et leurs préférences. À suivre donc…


Les équipements sportifs retenus


Le centre Paul Bert pour l’aviron (olympique et paralympique) :

Situé au nord du centre ville en bord de Saône, le site est la base nautique des Régates mâconnaises qui accueille tous les ans d’importantes compétitions d’aviron nationales et internationales depuis sa création en 1873. La Saône offre de longues lignes droites naturelles sur une quinzaine de kilomètres en amont du centre d’aviron. Sans oublier les installations, les équipements divers et la proximité immédiate du Centre Omnisport de Mâcon (COM), doté d’une halle des sports de 2000 m2 et d’un hébergement de 172 lits avec une restauration de qualité. Un grand projet de création d’un bassin artificiel dans la plaine de la Saône permettant de recevoir les compétitions d’aviron et de canoë kayak en ligne est actuellement à l’étude avec les collectivités territoriales locales, départementales et régionales des deux rives de la Saône.


Le centre équestre de Mâcon Chaintré pour l’équitation (dressage olympique et paralympique et saut d’obstacles)

Situé à Chaintré, le centre équestre s’étend sur plus de 8 hectares et propose un manège olympique avec tribunes, deux manèges polyvalents et trois grandes carrières extérieures. À cela s’ajoutent un pack d’obstacles permettant d’accueillir des CSI***, un carré de dressage, deux salles de formation, une salle de restauration, 40 box en dur, 10 box dans un barn en bois, 36 box extérieurs. Depuis 2013, de nombreux travaux d’agrandissement et d’amélioration des structures ont été réalisés.


Le complexe Fernand-Velon pour la lutte

Situé à proximité immédiate de la gare, en centre-ville, le complexe de 600 m2 propose deux tapis de taille réglementaire côte à côte, trois vestiaires, une salle de musculation, un sauna et deux salles de réunion. L’équipe de France Juniors a utilisé le complexe lors de sa préparation aux mondiaux juniors de 2016 se déroulant à Mâcon, dont le club de lutte de Mâcon était l’organisateur. Par ailleurs, la salle de lutte communique directement avec une salle de gymnastique de 860 m2 où il est possible d’aménager 2 tapis de lutte supplémentaires.



©Etienne Gatheron

Le stade Marie-José Pérec pour l’athlétisme (olympique et paralympique)

Ce stade est au centre du complexe sportif Antoine Griezmann. Il dispose d’une homologation nationale pour toutes les disciplines. Le revêtement de la piste répond au cahier des charges de l’International Association of Athletics Federations. Le stade c’est neuf couloirs sur 100 m sur les deux lignes droites, deux aires de saut à la perche, trois aires de réception de saut en longueur et triple saut, une cage à lancer le disque ou le marteau, deux tours de chronométrage, un tracé de piste en inversé (permettant les courses en fonction du sens du vent). Possibilité de course à pied en milieu naturel au départ du stade.


Le complexe sportif des Saugeraies pour l’escrime (paralympique)

Cette salle se situe en périphérie de la ville dans un complexe sportif regroupant huit activités sportives sur 2925 m2 (squash, tennis de table, escalade, haltérophilie, boxe, billard, judo et escrime). Il y a douze pistes permanentes électrifiées en parallèle, une piste équipée pour le handisport, douze pistes mobiles électrifiées (extension de la salle). La salle d’escrime indépendante dans le complexe jouxte un dojo, un espace polyvalent et une salle de musculation permettant de diversifier et optimiser les entraînements.



Trois question à Jean Payebien, adjoint aux Sports à la ville de Mâcon

Mâcon Terre de Jeux, c’est une grosse satisfaction…

À l’annonce de Paris ville organisatrice des JO 2024, on savait qu’il y aurait une demande pour des centres de préparation pour les disciplines olympiques et paralympiques. On s’y était préparé et on a postulé pour cinq sites. Tout ce qu’on a proposé a été retenu, en terme de satisfaction c’est plutôt bien, mais on a aussi bien préparé notre dossier. Après c’est juste une étape. Le catalogue va être adressé à toutes les fédérations olympiques qui choisiront alors leur site. On travaille également sur le rugby. On a en effet postulé pour être base arrière et camp d’entraînement d’une équipe pendant la Coupe du monde de rugby en 2023. On a décidé d’aménager notre site pour recevoir du rugby à 7, cela fait un sport en plus sans frais supplémentaires.

C’est également une récompense du travail fait en amont depuis plusieurs années ?

On n’a pas commencé à travailler sur les équipements sportifs parce qu’il y avait les Jeux et parce qu’il fallait des centres de préparation. Nous avons investi dans le sport bien en amont pour nos clubs et nos sportifs locaux, pour leur proposer des conditions d’accueil optimum. On a rénové des structures, on en a construites d’autres pour offrir de la qualité en terme d’entraînements, de compétitions et d’accueil de grands événements.

Mâcon est plus que jamais une ville sportive ?

Nos équipements sont aujourd’hui reconnus, mais pour arriver là il faut des clubs et des gens qui font bien les choses autour. La bonne organisation des compétitions à Mâcon est mise en avant certes, mais derrière il faut voir le travail de nombreuses personnes, des services de la ville qui fournissent et installent le matériel nécessaire. Cette récompense, c’est un tout. On fait tout ce qu’il faut pour bien encadrer le sport et bien l’accompagner.