Quand le latin fait carton plein au collège Bréart à Mâcon

Connaissez-vous le profil FB d’Athéna, déesse de la sagesse ? Terminé, les versions latines assommantes ! Le latin n’est plus une matière poussiéreuse mais plutôt la voie (romaine !) vers une ouverture au monde.


Le latin souffre d’une image élitiste et ne concernerait que les excellents élèves. Ce cliché a la vie dure et ne correspond plus du tout à la réalité, comme l’explique Mme Hérix, professeur de français et de latin au collège Bréart à Mâcon. « L’enseignement du latin n’a plus rien à voir avec ce qu’on a connu. Grâce au numérique, il s’apprend différemment et se met ainsi à la portée de nombreux élèves. »


À la fin de la 6e, les enfants optent pour cette matière et s’y engagent pour trois ans, à raison d’une à 2 heures par semaine. Leurs motivations sont diverses : pression des parents, augmentation de leur moyenne générale dans l’optique d’une mention au brevet, goût pour les mythologies et les récits épiques, acquisition d’une solide culture générale en vue d’études supérieures.


« Même les enfants un peu « forcés » à faire du latin y adhèrent ensuite car ils le découvrent d’une manière ludique avec les outils actuels. Ainsi ils créent des profils FB ou Instagram de dieux et déesses de la mythologie grecque et écrivent des commentaires. C’est la variété des exercices qui leur plaît beaucoup et il en résulte qu’en fin de 3e, on accède à des textes difficiles sans problème ! »


Grâce au groupe de latin, certains élèves reprennent confiance en eux en obtenant de bons résultats et sont fiers d’être latinistes. Les cours éveillent leur curiosité, ils participent plus et peuvent faire le lien avec d’autres disciplines. « D’ailleurs, à la rentrée prochaine, nous prévoyons la visite avec le professeur de SVT du site archéologique de la Lie à la Roche Vineuse et de son arboretum. »


Plus globalement, le collège Breart est très attentif au fait de ne laisser aucun élève s’enfoncer dans la spirale de l’échec scolaire. En plus des dispositifs classiques de soutien scolaire, le collège a mis en place un système innovant de tutorat.

« Créer un lien particulier entre un élève et un professeur volontaire provoque chez le jeune en décrochage l’envie de faire plaisir à son tuteur, explique Vincent Lorius, principal. Son comportement change et ses résultats s’améliorent. Nous sommes particulièrement attentifs aux élèves de 3e avec l’enjeu de l’orientation. Le nombre de conseils de discipline a d’ailleurs baissé drastiquement. »


De facto, au collège Bréart, tous les moyens sont bons pour la réussite de ses élèves !