Quand les Normand font honneur à la Bourgogne !



Sylvaine et Alain sont des vignerons passionnés, inventifs et engagés : leur caveau de la Roche Vineuse en est l’illustration. En 2017, ce bâtiment très bien conçu, doté d’une boutique et d’une salle de réunion locative, ne peut se confondre avec aucun autre de par son architecture et son organisation.


« Notre activité viticole était éparpillée entre plusieurs caves et c’était très compliqué. Nous avons réfléchi longuement à notre projet de caveau, en en visitant beaucoup en France et dans le monde. Ma famille étant de Solutré, j’ai souhaité rappeler, avec l’habillage métallique, les rochers du Mâconnais qui me sont chers ! »


Sylvaine est fille de commerçants à Mâcon et petite-fille de vignerons solutréens. Elle a rencontré son mari Alain au lycée viticole de Beaune et ils ne se sont plus quittés. Alain, originaire d’une famille nivernaise sans lien avec ce milieu, s’est pris de passion, dès l’enfance, pour la vigne et le vin. « À la fin de nos études, en 1993, nous avons eu l’opportunité de venir à la Roche Vineuse afin d’exploiter 8 ha de vignes. Nous avons été des précurseurs dans la lutte raisonnée (label Terra Vitis) car très tôt, nous souhaitions concilier respect du terroir et responsabilité écologique. Cela nous a amenés tout naturellement en ce début d’année 2021 à entamer notre conversion en bio pour la totalité de nos 35 ha. »

En effet, le domaine s’est agrandi avec la reprise en 2010 de vignes à Solutré après le départ en retraite des grands-parents de Sylvaine. « Nous avons pu élargir notre gamme avec des Mâcon rouge et blanc, du Bourgogne rouge, du Saint-Véran, du Pouilly Fuissé 1er cru ». Ils sont vendus principalement à l’export car le savoir-faire du domaine Normand est reconnu sur tous les continents. « Nos vins sont vraiment typés et appréciés pour cela. Nous avons rencontré nos importateurs car c’est important d’avoir un regard extérieur sur notre travail ! »


Mais ce n’est pas le genre de la maison que de se reposer sur ses lauriers. " Nous nous sommes lancés un nouveau challenge avec la mise en bouteille en 2021 de deux nouvelles cuvées sans soufre ajouté, en blanc et en rouge. C’est plus compliqué à élaborer, mais c’est une vraie avancée pour ceux qui supportent mal le soufre dans le vin !"


Elles s’appellent Eostre, nom de la déesse celte du printemps, s’ajoutant à Esus, druide gaulois désignant un Mâcon rouge très apprécié.

Quand les Celtes débarquent chez les Normand… la boucle est bouclée !