Radio Aléo, Karl Schneberger, la pension de la Bresse.... que sont-ils devenus ?


RADIO ALÉO POURSUIT SON ENVOL !


En 2016, la radio associative mâconnaise fêtait ses 20 ans sur les ondes. Avec 40 000 auditeurs par semaine, plus de 5 000 chansons en diffusion, plus de 130 artistes reçus, une équipe de bénévoles, des directs, des émissions et des concerts… Que demander de plus ? Que ça continue encore… et encore mieux !

Pari réussi pour Radio Aléo qui, pleine d’idées et d’énergie positive, poursuit son développement et déploie ses ailes pour garder la bonne fréquence. « On a fait notre premier direct en public en février 2016, depuis on en est à douze dans des lieux divers et avec des thématiques différentes comme le droit des femmes, la lutte contre les discriminations, la protection de l’environnement, explique Sandra la voix de la radio. On continue de mettre en valeur les artistes locaux, dix-huit artistes et groupes locaux se sont produits sur ces directs qui nous permettent d’aller à la rencontre de nos auditeurs. »

Bien connue pour défendre et promouvoir la chanson française, Radio Aléo a aussi fait de l’éducation aux médias et à l’information une des ses priorités. Et cela passe par des ateliers et des programmes d’interventions dans les collèges, les lycées, les MFR, celle de Pont-de-veyle notamment. Depuis la rentrée 2015/2016, 1288 élèves de 27 établissement ont reçu entre 2 et 300 heures de sensibilisation. Une centaine d’heures d’émissions, spots et chroniques, ont été réalisées par les jeunes l’an dernier.

Un prix national

« L’objectif est de faire travailler les élèves sur un thème avec les interventions de spécialistes très enrichissantes et émouvantes. C’est autant une démarche à la citoyenneté qu’une manière de faire le point sur leurs connaissances ou leurs préjugés, souligne l’animatrice. On les amène à vérifier leurs infos, à croiser leurs sources, à apprendre à le vrai du faux. Ces ateliers pluridisciplinaires leur permettent de gérer leur stress, de prendre confiance, mais aussi d’apprendre les techniques journalistiques et radiophoniques. »

Et ce travail a été récompensé l’automne dernier. Radio Aléo et la MFR de Pont de Veyle ont reçu le premier prix national IdéeSR 2019, réalisé en partenariat avec la Préfecture, des mains d’Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité Routière. « C’est une belle reconnaissance autant pour nous que pour les élèves qui y prennent goût puisque certains nous ont rejoint à la radio. »

La voix des auditeurs

La famille Aléo s’agrandit donc avec également de nouveaux bénévoles qui ont rejoint une équipe soudée et dynamique présidée désormais par Paul Bonnef et Angélique Mauillon, vice-présidente. À l’antenne, de nouveaux jingles sont apparus depuis deux ans. « Pour être fidèle à nos valeurs d’ouverture, on a souhaité avoir des jingles participatifs avec les auditeurs qui ont enregistré leur slogan en studio sur une bande son offert par Elo Papillon, une artiste locale. On peut dire que les auditeurs rythment nos journées ! »

Aujourd’hui, Radio Aléo, dont l’agenda est déjà bien rempli pour l’année scolaire 2020/2021, prépare déjà ses 25 ans en 2021. Avec des ateliers, des échanges entre des établissements scolaires sur des projets, de la musique, des concerts… et des surprises !


DE MÂCON A DUBAÏ !

Quand on l’avait rencontré il y a quatre ans, Karl Schneberger rentrait de Chine… et de Wuhan, avant de s’envoler pour le Pérou ! Depuis, il a continué à parcourir le monde…

Après l’Amérique du Sud où il a étudié un an, direction les Etats-Unis. « J’ai fait une partie de mes études à Washington DC, à l’Université Howard, la première école à avoir autorisé les noirs nord américains à étudier. Aujourd’hui, les habitudes sont restées et avec mon collègue, nous étions les seuls blancs du campus. J’ai ensuite fait mon stage de fin de Bachelor de sept mois au consulat français à Chicago, et un master à Londres pendant un an, en commerce international et géopolitique. Et puis, il était temps de trouver un travail… »

À 23 ans, le jeune homme originaire de Mâcon a ainsi posé ses valises à Dubaï depuis novembre dernier. S’il souhaitait partir en Europe de l’Est, il se retrouve finalement aux Émirats arabes unis. Parce que Karl ne voyage pas pour voir du pays, mais pour engranger des expériences et saisir les bonnes opportunités au bon moment. « Je ne suis pas le globe trotter qui part à l’aventure avec son sac à dos et qui pourrait tout plaquer du jour au lendemain pour voir autre chose. Quand je pars c’est parce que j’ai un projet derrière. Bien sûr, une fois sur place j’en profite pour visiter le pays. »

Il a donc saisi cette opportunité dans une entreprise française spécialisée en aéroportuaire civil et militaire qui fabrique une grande partie des équipements que l’on peut voir dans les aéroports. « Je suis responsable Moyen Orient dans la vente des services et des pièces détachées. »

L’expatriation la plus facile

Là-bas, le jeune Mâconnais découvre une nouvelle culture, même si le pays n’est composé que de 11 % de locaux ! « C’est l’expatriation la plus facile de toutes celles que j’ai eues, c’est une ville avec énormément de nationalités représentées. Tout est traduit en anglais, les infos, les panneaux routiers, il n’y a pas cette barrière de la langue comme j’avais pu l’avoir en Chine. Le plus dur c’est de voir que même si c’est une jolie ville, propre et sécurisée, il y a énormément d’inégalités. Le développement de la ville ne profite pas à tout le monde. »

Et la chaleur ? « Je suis content de la retrouver même si ça devient invivable ! J’ai eu tellement froid pendant mes 7 moins à Chicago, une ville super sympa, mais très froides et ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle Windy city, la ville du vent. »


La suite ? « Je suis ici jusqu’en novembre 2021. Après, on verra, je n’ai pas de barrière géographique. Je peux rester ici si on me propose plus de responsabilités ou partir. Je n’ai rien planifié, même si je repense beaucoup à l’Asie. »


LA PENSION DE LA BRESSE... OU LA COLO DE NOS AMIS LES CHIENS !

À Saint-Cyr-sur-Menthon, la Pension de La Bresse et ses dix boxes accueillent depuis presque dix ans les chiens quand leurs maîtres partent en vacances, en déplacement ou sont hospitalisés. Depuis notre rencontre, Marilyne a passé la main… Et c’est aujourd’hui Alexandra et son mari qui s’occupent de la pension pour chiens.


Tous deux sont des passionnés de longue date, depuis plus de vingt ans. C’est devenu leur métier après des années de bénévolat et d’investissement dans la protection animale. « Cela faisait un an et demi que l’on cherchait à s’installer. On en savait pas si on allait construire ou reprendre une structure existante, on a fait pas mal de visites et puis on a rencontré Maryline. On s’est rendu compte qu’on avait la même vision des chiens, les mêmes valeurs et puis la pension et les installations étaient très bien placées et très bien entretenues. »

Ils quittent donc la Haute-Savoie pour s’installer en Bresse en novembre 2017 et rouvrir la pension en février 2018. Depuis ils continuent l’activité qui fonctionnait déjà très bien jusqu’alors avec 10 boxes pouvant chacun accueillir deux chiens, « mais à part les chiens de même famille on préfère ne mettre qu’un seul animal par box pour améliorer l’accueil, la qualité et la prise en charge. »

En séjour ou à la journée

Ils ont aussi développé leur activité. Alexandra est éducatrice comportementaliste canin diplômée. Ils ont donc créé un terrain d'éducation de 6 000 m2 qui sert pour les cours collectifs des chiots et des chiens adultes. « Je propose des jeux cognitifs pour les loulous, de l’agility, de la réflexion. On met aussi l'accent mis sur la socialisation du chien. D'autres projets sont encore à venir pour le bien-être canin puisque je suis actuellement en formation professionnelle de praticienne en massages canins. »

La Pension de la Bresse a également ouvert l’accueil à la journée. Les maîtres qui ne sont pas trop présents peuvent déposer leur animal le matin et le récupérer le soir hors vacances scolaires, période pendant laquelle la pension est très souvent complète. Alexandra et son mari prennent également beaucoup de temps pour rassurer les familles pendant le séjour de leurs chiens avec des nouvelles et des photos quotidiennes des chiens sur la page Facebook.