Sinsémilia au Kezaco café-théatre de Mâcon !


Mike et Riké se connaissent depuis l’enfance. Les inséparables ont écumé avec Sinsémilia les scènes et les festivals de France pendant trente ans. Et forcément vécu beaucoup de moments forts… Mille aventures qu’ils ont choisi de raconter dans leur nouveau spectacle musical, à deux et en acoustique. Ils sont cette année sur la route avec « Souvenirs de saltimbanques » et passeront par Mâcon et le Kesako Théâtre le 4 mai pour vous surprendre. Que vous soyez fans de « Sinsé » ou pas, embarquez pour ce voyage inclassable et atypique !


Mike, comment est née cette nouvelle aventure ?

Avec Riké et Sinsémilia, on a fait pas mal de choses différentes depuis trente ans. Il y a trois ans avec Riké, on s’est demandé ce qu’on pouvait proposer et que l’on n’avait encore jamais fait. Et on s’est dit : « Si on allait jouer chez les gens ? On leur a proposé d’aller chez eux, dans leur salon, dans leur jardin. Avec l’annulation des concerts et l’impossibilité de jouer dans des grandes salles, l’expérience s’est prolongée et on a enchainé plein de rendez-vous. C’est au fil de ces petits concerts qu’est né ce spectacle. Tout naturellement.


Vous recherchiez ce côté plus intimiste, à l’opposé de ce que vous avez pu vivre en tournée avec Sinsémilia jusqu’à maintenant ?

On voulait au moins essayer et on a adoré. Cet échange avec les gens, la liberté de jouer avec une guitare et deux voix, ce côté chaleureux, l’expérience humaine d’aller jouer chez les gens… Avec en plus cette complicité entre nous deux et cette liberté artistique. On décide à la seconde de jouer tel ou tel morceau, on répond à la demande de notre public qui demande tel ou tel titre… Dans ces concerts salon-jardin, il y avait beaucoup d’impro. Et petit à petit un vrai spectacle s’est structuré. Au bout de deux ans, parmi les spectateurs, il y avait une programmatrice de salle. Elle a trouvé ça original et souriant et nous a dit que si on mettait ce spectacle sur scène, elle le programmerait sans aucun doute !


Vous voilà donc partis pour cette nouvelle aventure qui vous emmène des jardins aux théâtres !

Le spectacle est fait pour ces lieux-là et cela n’aurait pas de sens d’aller sur les plates-bandes de Sinsémilia, dans le même genre de salle. Ce qu’on veut avant tout, c’est cette proximité et les échanges avec notre public. Il y a beaucoup d’interactivité dans ce spectacle. Je ne vais pas tout vous raconter, mais à un moment on écrit une chanson avec le public.


Le fil conducteur de ce spectacle, ce sont donc vos souvenirs de scène et de tournée. Comment avez-vous fait votre choix ?

Il s’est défini en cours de route. Il y a les morceaux phares de Sinsémilia, ceux qui se prêtent bien à la musique acoustique… Mais ce qu’on voulait avant tout c’est emmener le public dans notre histoire de 30 ans de Sinsémilia. Que du début à la fin, on raconte une histoire, notre histoire. Il y a des morceaux qu’on aimait, mais il n’y avait rien à dire autour. Aujourd’hui, on veut plonger les gens dans une aventure dans laquelle le gens vont rire, beaucoup je pense, être émus parfois et redécouvrir nos morceaux de façon différente.


Et les premiers retours sont tels que vous les aviez imaginés ?

L’objectif est largement rempli ! On est extrêmement touché et heureux des réactions des gens sur ce spectacle. Déjà parce qu’on les voit sourire et on les entend rire toute la soirée. Et en ce moment, on a tous besoin de ça ! J’ai même vu des gens nous dire : « Je vous ai vus vingt fois en concert et c’est l’un de mes tout préférés ». Certains sont même revenus 5, 6 ou 7 fois au concert dans les jardins. On est vraiment fiers de faire rire avec des histoires vécues, on n’invente rien, c’est nous.


Il y a donc parmi le public des fidèles de toujours, mais pas seulement ?

On a vraiment vu pendant nos concerts au jardin que le spectacle s’adresse à tout le monde, il n’est pas seulement réservé aux fans de Sinsémilia. D’ailleurs, parmi les spectateurs, beaucoup de gens ne nous connaissaient pas et à la fin, ils faisaient partie des plus enthousiastes. Avec de la musique acoustique, des places assises, et des textes bien mis en avant, « Souvenirs de saltimbanques » est vraiment ouvert à tout le monde aussi bien à ceux qui ne nous connaissent pas, qu’à ceux qui vont nous (re)découvrir sous un autre angle. C’est sûr qu’il ne faut pas venir au théâtre chercher un Pogo comme il y a 25 ans avec Sinsémilia ! De la même façon, on est déjà venu à Mâcon et à la Cave à musique plusieurs fois avec Sinsémilia. On aurait pu y retourner, mais c’est vraiment un choix de ne pas y retourner même si j’aime beaucoup de lieu. On veut vraiment se positionner comme un spectacle musical et non comme un concert acoustique même s’il y a beaucoup de musique.


En parlant de Sinsémilia, l’année va être chargée entre la tournée des 30 ans et ce nouveau spectacle !

Et on ne s’en plaint pas ! On réussit à jongler, on sait que juin, juillet et août seront consacrés au groupe avec les festivals, alors que mai et octobre on sera plus sur la tournée de Saltimbanques.


Autant de dates qui vont faire naître de nouveaux souvenirs ?

D’où sont déjà nés de nouveaux souvenirs même ! J’en ai déjà fait un livre il y a quelques années avec les souvenirs de Sinsémilia et j’ai de quoi faire un tome 2 largement juste avec ce petit spectacle acoustique. On vit des vies où ils se passe des choses, on va à la rencontre des gens et on profite de ces moments au maximum !


Infos pratiques : Mike et Riké de Sinsémilia dans Souvenirs de Saltimbanques mercredi 4 mai à 19 h 45 au Kezaco Café-théâtre

Tarifs : 17,5 et 23 €. Réservations sur www.billetreduc.com