Ted Nomad, Paint Factory, Les Ânesses de Julie.... Que sont-ils devenus ?


Les Ânesses de Julie, du lait et des projets !

Nous avions rencontré Julie Rigaud à Cluny, il y a quatre ans. Avec elle, dans le pré qui longe la Voie Verte, Modestine, Samba, Austine, Ramsès et les autres. Julie était productrice exclusive de lait d’ânesse en Bourgogne, certifié en agriculture biologique. Elle l’est toujours et plus que jamais.

Avec son lait, elle s’est lancée il y a maintenant seize ans dans la fabrication de savons et de lait pour le corps et le visage au lait d’ânesse. Le lait d’ânesse est en effet reconnu pour ses vertus adoucissantes et ses bienfaits sur la peau. Et ça fonctionne toujours aussi bien avec de la vente directe à la ferme située à La Corbette Sud, des points de vente dans l’ensemble du Mâconnais, Beaujolais et Clunisois et des clients fidèles.

Si tout paraît rouler comme avant, il y a quand même eu du changement chez les Ânesses de Julie. Et non des moindres. « J’ai dû revoir la fabrication du savon, mon prestataire m’a lâché ! Après seize ans de collaboration, j’ai dû en trouver un autre. La recette aujourd’hui, c’est un savon naturel de Marseille enrichi au lait d’ânesse. » Les vertus sont les mêmes, seule la gamme et la présentation ont légèrement changé avec des parfums différents : au lait, sensiblement le même que le précédent, à l’huile d’argan bio et à la verveine broyée. La formule du lait pour le corps et le visage reste en revanche la même.

Autre nouveauté : « Je me suis lancée dans un gros dossier cosmétique pour faire des savons maison, les savons de Cluny saponifiés à froid. Ça prend forcément plus de temps, c’est fait à la maison et en plus petite quantité, en série limitée. Ce sont des savons locaux avec des produits locaux, par exemple de l’huile de coco travaillée à Paray-le-Monial, l’huile d’olive bio de mon cousin… ».

En ce qui concerne les ânesses, la philosophie de Julie n’a pas changé avec un élevage raisonnable : un troupeau de dix en moyenne sur un pré de dix-huit hectares. « Les ânons restent de plus en plus longtemps. Les mâles sont castrés pour téter plus longtemps. Cela nous permet de les garder davantage. » Cette année, deux ânons rejoindront les Ânesses de Julie et participeront donc à leur manière à la confection de produits cosmétiques au lait d’ânesse bio frais et bio.

Toutes les infos et les distributeurs sur le site www.anessesdejulie.com


Paint Factory, l’arène de Bourgogne


« Ça a tout de suite très bien marché, confirme Nicolas. Les joueurs ont répondu présent et la très bonne qualité des infrastructures, de l’accueil et de la sécurité amènent du monde d’un peu partout. On a su aussi créer des événements nationaux et internationaux réguliers, certains avec plus de deux cents joueurs en même temps, qui font que tout le monde parle de nous. » Ce succès a déjà permis à Paint Factory de s’agrandir par deux fois, l’espace de loisirs est passé de 1,1 hectares à 2 hectares avec un nouveau grand terrain.


Paint Factory reste aussi une zone multi jeux en proposant des activités variées pour toutes les occasions et tous les âges (sorties en famille ou entre amis, anniversaires, enterrements de vie de célibataire, événements d’entreprise…). Au programme : footbulle, babyfoot géant, combat de sumo, arcball (mêmes règles que le paintball mais avec un arc et des flèches) et… un laser game extérieur ! C’est une des nouveautés du lieu : muni d’un fusil laser infrarouge, différents scénarios s’offrent à vous dans l’arène de deux hectares.


Parmi les prochaines nouveautés qu’aimeraient voir naître les associés : la création d’un terrain officiel pour accueillir des compétitions nationales de paintball. Ils prévoient d’ailleurs de racheter un nouveau bout de terrain pour cela. Parce que Paint Factory, c’est du loisir mais aussi de la compétition. Un club de paintball s’est en effet créé au sein du complexe. Il accueille cinquante deux licenciés, filles et garçons, à partir de 12 ans. « On a quatre équipes de jeunes de moins de 16 ans et trois équipes d’adultes, confie Nicolas. Cette association est née de la volonté des gens qui venaient régulièrement jouer, de faire de la compétition. Ils s'entraînent ici et disputent un championnat. »

Le dimanche 26 juillet prochain, le Pré Giroux accueillera normalement le Big Game Factory de 9 h à 18 h, un rendez-vous avec plein de surprises, de la musique, un concours de déguisements et des animations. Côté terrain, deux cents joueurs viendront en découdre sur les deux hectares et trois scénarios.

Renseignements sur le site www.paintfactory.fr


Ted Nomad fait voyager son street art

La Belgique, la Tchéquie, le Sénégal, les quatre coins de France… Depuis quatre ans, Ted Nomad ne s’est pas beaucoup arrêté ! Il a laissé sa signature sur de nombreux supports. Des fresques géantes, sous des préaux, sur des murs de boutique, dans des bureaux, à l’intérieur de certaines maisons…

Il travaille et réside aussi depuis 2016 au Street Art city à Lurcy Levis, dans l’Allier, qui offre le plus grand mur dédié au street art et au graffiti pérennes dans le monde. « Il y a quelques années, j’ai rencontré deux personnes qui sont vite devenues des amis, on a tout de suite accroché humainement. J’aime cette liberté de création incroyable. Chez eux, tout est possible quand on expose, c’est vraiment un projet global. »

Là-bas et comme il le fait depuis 2001, l’artiste revisite l’amour et l’humain à travers sa peinture et ses pochoirs. Sa ligne directrice n’a pas changé. Le travail a lui un peu évolué puisqu’il a peint désormais aussi au drawing gum, une pâte latex, comme une gomme liquide souvent utilisée pour l’aquarelle. Une fois séchée, il est possible de peindre dessus. S’il est actuellement à Lurcy Levis, Ted Nomad travaille déjà sur sa prochaine expo avec là encore de nouvelles techniques à expérimenter.

Ces trois derniers mois, comme bon nombre d’artistes, Ted Nomad a vu ses expositions et ses prestations annulées à cause de la crise sanitaire. Les ateliers qu’il devait animer ont tous été reportés, mais il n’a pas complètement subi le confinement, il a continué chaque jour à créer : « À partir du troisième jour, j’ai commencé à faire un dessin tous les jours pour garder un lien avec ceux qui me suivent et pour partager mon travail. C’était un vrai challenge parce que je voulais absolument garder une certaine qualité, et réussir à transmettre ce que je ressentais autour de moi. Bizarrement, ma peinture a aussi évolué ! Alors que je ne travaille qu’en noir et blanc, j’ai commencé à mettre de la couleur, un paradoxe inexplicable. »

De ce travail est né un recueil de 53 œuvres originales compilées, « Confinement », 53 jours incarnés en dessins assortis d'une réflexion poétique personnelle « en lien avec ce que je pouvais lire dans les messages et les commentaires qu’on m’a transmis sur ces dessins ». Ce recueil est disponible sur commande. Il est aussi visible à Lurcy Lévis.