Un 6e espace naturel sensible (ENS) à Azé.


Après l’espace naturel sensible du Marais de Massilly, celui du Pont du Roi de Saint-Émiland, le Marais de Montceaux-l’Étoile, l’Étang de Pontoux et la Lande de Nancelle à la Roche Vineuse, c’est l’ENS d’Azé qui a ouvert ses portes au public cet été. Préserver, valoriser le patrimoine particulièrement sensible et permettre au public d’en découvrir et apprécier ses richesses font partie des missions du Département de Saône-et-Loire. Dans ce cadre, via le schéma départemental des espaces naturels sensibles révisé en 2020, trois nouveaux ENS complètent l’offre en Saône-et-Loire. Parmi eux, l’ENS d’Azé avec un parcours intitulé « Sur le toit des grottes », dont une portion s’avère en « site classé » par l’État.

Situé au cœur des monts du Mâconnais, l’ENS d’Azé se caractérise par la présence d’une forêt sauvage. Arbres remarquables, faune et flore typiques d’un milieu sec, mystères et trésors naturels jalonnent un parcours aménagé et balisé d’environ 1,5 km.

Dix haltes pédagogiques expliquent faune et flore de ce haut lieu préhistorique du Quaternaire, avec l’une des plus anciennes présences de l’homme (environ 300 000 ans) et celle des grands fauves, ours et lions des cavernes (environ 200 000 ans). Ce parcours est complété par un dépliant évolutif « chasse aux trésors verts » disponible sur place (mairie, bâtiment d’accueil) en version papier et téléchargeable sur le site internet du Département de Saône-et-Loire.

Le parcours de découverte « Sur le toit des grottes » se concentre dans un premier temps sur le coteau boisé. D’une longueur de 1,5 km, ce parcours, assez physique, basé sur le thème de l’exploration et de la découverte, est complémentaire à celui des grottes. Il aborde différentes informations liées à la forêt et son écosystème, la végétation, la faune, l’évolution du paysage et l’ambiance sonore de la nature.

Sur les conseils de l’ONF, la création du parcours et sa sécurisation ont nécessité des travaux de dégagement du robinier faux-acacia, arbre particulièrement envahissant. Cette intervention a été réalisée par l’Agence du patrimoine. Un belvédère d’environ 120 m2 a été aménagé. Celui mis en place il y a une dizaine d’année ne répondait ni aux critères de sécurisation du public ni aux orientations du site classé. Tim Boursier-Mougenot, paysagiste missionné par le Département, a donc préconisé un aménagement le plus léger possible, sans dénaturer le site. Le mobilier et la signalétique ont eux aussi été conçus dans un souci de préservation de l’environnement afin qu’ils se fondent dans le décor naturel.