Voyages… et travail fantastiques à Mâcon

Le 4 décembre prochain, la Ville de Mâcon lancera la 21e édition de Contes et Lumières. Pendant près d’un mois, les animations se succéderont (lire par ailleurs), mais au delà des spectacles, concerts et ateliers pour enfants, c’est vers la cour de l’hôtel de ville et les ronds points que les regards seront tournés. Chaque année, les services techniques illuminent la ville et emmènent les Mâconnais, petits et grands, dans un univers féérique et magique… avec beaucoup d’imagination, de créativité et de travail.


Contes et lumières, c’est une trentaine de dates et autant d’événements culturels gratuits tout au long du mois de décembre. Des rendez-vous qui attirent des milliers de personnes sur l’esplanade Lamartine, la place Saint-Pierre, dans les rues du centre-ville et les quartiers de Mâcon. Mais Contes et lumières c’est aussi un mois d’émerveillement pour les yeux avec des décors remarquables et des jeux de lumières toujours très attendus…


Chaque année en effet, les services techniques de la ville rivalisent d’imagination pour proposer une décoration unique. Et cohérente avec la programmation et le thème retenu. « Il y a une véritable implication des services et du pôle cadre de vie avec un travail collaboratif, explique Nathalie Goncalves, adjointe en charge de l’environnement, de la biodiversité, des espaces verts et de la propreté urbaine. Des électriciens aux espaces verts, en passant par les peintres, les serres, et les menuisiers, chacun met la main à la patte et participe à la création de ces univers et de cette féérie de fin d’année. »


Cette année, la ville de Mâcon et son service culturel ont choisi de faire souffler un vent d’aventure sur la cité lamartinienne et de nous faire voyager dans les mondes fantastiques. Une expédition placée sous le signe de l’émerveillement qui saura réveiller l’âme d’enfant de chacun d’entre nous. « Et tout cela, on le doit en grande partie aux agents des services techniques de la Ville qui font preuve d’une grande créativité pour fabriquer des décors remarquables, souligne le maire, Jean-Patrick Courtois. Leurs créations sont d’une très grande qualité et permettent chaque fois un retour en enfance le temps de quelques semaines. »


La fabrication en interne de ces décors de fête a un autre atout non négligeable au delà du côté inventif et du travail collaboratif entre tous les services : son coût ! Et la ville ne s’en cache pas « Leur travail fait faire une économie intrinsèque à la ville de Mâcon. Sans cela, nous pourrions ajouter un zéro de plus au budget du Festival Contes et lumières. » Cette année encore plus, avec cinq nouvelles créations à découvrir : une fusée, un avion et un dirigeable, tous installés dans la cour de l’hôtel de ville, lieu incontournable des déambulations familiales, un bateau rond point des Marseillais et une maison inspirée du film « Là-haut » au rond point de la 1re Armée.


Encore au travail pour quelques jours, les hommes et les femmes de l’ombre dévoileront leur travail le 4 décembre pour le lancement de Contes et lumières. « Tout doit être installé pour le 29 novembre, confirme Sébastien Maurel, responsable du service production végétale et décorative du pôle cadre de vie. Ensuite, on réalise les tests de lumière, on fait le tour de toutes les installations, on voit ce qu’il faut ajuster ou non, notamment en terme d’éblouissement pour ne pas gêner les automobilistes, on fait aussi un saut dans la cour de la mairie pour voir tout va bien. Et on a un jour ou deux jours pour se retourner avant le le top départ de toutes les illuminations ! » Rendez-vous donc le 4 décembre pour découvrir l’excellent travail réalisé et plonger dans un moment d’évasion et de rêverie unique…


Rencontre avec Sébastien Maurel, responsable du service production végétale et décorative du pôle cadre de vie à la ville de Mâcon


Depuis quand travaillez-vous à la création de cet univers fantastique ?

On a commencé à se projeter sur les décorations et les nouvelles créations quand le service culturel valide le thème, c’était en avril. Dès lors, les premiers rendez-vous ont lieu avec les premières réflexions. On se pose tous autour de la table, on part d’une feuille blanche, on fait des petits croquis et on échange sur ce que ce thème évoque pour nous. Une fois les créations validées par les élus, les premiers achats ont lieu en juin et les premiers coups de chalumeau et de marteaux début juillet comme ce fut le cas cette fois avec la maquette du dirigeable, réalisé en ferraille.


Comment naissent les idées ?

Il faut de l’imagination et de la créativité. On se met à la place des enfants en se demandant ce qui leur plairait. Il ne faut pas trop intellectualiser le thème, mais plutôt le regarder avec des yeux d’enfant. Il y a aussi les idées à développer autour du thème. Cette année, on est parti sur de Mia Zaki et des Steampunk pour l’avion et la fusée en bois.


Il y a quand même des contraintes techniques…

On se demande comment intégrer telle ou telle création au paysage. A chaque fois que l’on pense à une structure, il faut la visualiser là où on veut la mettre. Pour l’avion par exemple, il a fallu faire en sorte qu’il rentre dans la cour de l’Hôtel de ville, il ne fallait pas qu’il soit trop grand, ni trop difficile à manœuvrer.


Vous avez aussi la volonté de réutiliser un maximum le matériel et les créations des années précédentes ?

On ne peut pas créer tous les ans d’abord parce que c’est chronophage, ensuite parce qu’il faudrait tout stocker à force et on aurait un problème de place. Cette année, on a cinq créations nouvelles, cela faisait longtemps que ce n’était pas arriver. Mais on a aussi réutilisé le bateau pirate fait il y a deux ans, on l’a customisé avec des ailes de chauves-sauries pour l’intégrer au monde du fantastique


Combien de personnes travaillent aux décorations de fin d’année ?

On a deux menuisiers à temps complet depuis début septembre, deux peintres, les électriciens travaillent depuis début octobre pour mettre en service les illuminations à travers la ville et sur les lampadaires. Aux serres, un agent travaille à temps plein sur ces festivités depuis début juillet, avec ces dernières semaines une ou deux personnes en renfort.

Il y a aussi toute la partie décoration florale sur les places, Tables en fête, le défilé Laurent Crépeau, les maisons de quartiers, les communes associés… C’est vraiment un travail collaboratif, chaque service seul ne ferait pas grand chose. L’idée est qu’il y ait bien un partage des rôles et que chacun s’approprie la création, et que l’on ne vienne pas lui dire ce qu’il faut faire au millimètre.


Voir tous ces gens s’émerveiller devant votre travail dans la cour de l’hôtel de ville, c’est forcément une grande satisfaction ?

Bien sûr ! Chaque année, les Mâconnais attendent deux choses : le fleurissement au printemps et Contes et lumières en fin d’année. Pour nous, c’est le résultat d’un travail de longs mois dans nos bureaux et nos ateliers qui se traduit concrètement dans la cour, les rues et les places. Et voir la réaction des enfants et des gens en général est une récompense pour le travail collaboratif réalisé au sein de nos services.